Andromede : le cloud national devient une patate chaude

Cloud

Dassault Systèmes lâche définitivement le projet de “cloud à la française” pour divergence stratégique. Le tandem Orange – Thalès reste en lice mais SFR n’a pas dit son dernier mot.

Dassault Systèmes ne s’investira pas dans le projet de cloud national Andromède.

Bernard Charlès , P-DG de la filiale d’édition de solutions PLM – 3D du groupe Dassault, l’a confirmé par écrit à René Ricol, Commissaire général en charge de piloter les “investissements d’avenir” (Grand Emprunt).

Une manière d’entériner la défection et de montrer sa déception vis-à-vis du projet qui lui échappe.

A l’origine, Dassault Systèmes constituait le troisième pilier du projet Andromède avec Orange et Thales.

Mais, en décembre 2011, l’éditeur de logiciels quitte le consortium pour divergence stratégique.

Il tente de monter un projet alternatif avec SFR (groupe Vivendi).

Mais la formule ne convient toujours pas et Bernard Charlès s’en explique sur La Tribune : “Nous n’entendons pas investir 75 millions d’euros dans un projet où l’un des actionnaires (soit l’Etat) est actionnaire à parts égales d’une structure concurrente.”

SFR est scotché. Il ne pensait que son partenaire industriel allait se désister, même s’il fallait partager le gâteau du cloud national avec le premier consortium.

Selon Benoît Loutrel, directeur du programme “Economie numérique au Commissariat général à l’investissement, contacté par l’AFP, SFR resterait en lice et discuteraient de manière intense avec “un ou deux nouveaux partenaires”.

Mais la filiale française dans les télécoms du groupe Vivendi ne fait pas de commentaires.

L’AFP s’est laissé dire que l’opérateur aurait amorcé, à cet effet, des négociations “avec un ou deux nouveaux partenaires“, ainsi que l’a d’ailleurs suggéré Benoît Loutrel, directeur de programme Economie numérique au Commissariat général à l’investissement.

Selon Silicon.fr, ce tohu-bohu de mauvais augure met un peu plus de plomb dans l’aile d’Andromède, alors qu’Atos, en partenariat avec EMC et VMware, prépare un service analogue que déploiera une société constituée à cette occasion : Canopy.

Quels projets va finalement retenir le gouvernement ? Selon l’AFP, le Commissariat général à l’investissement compte faire “une recommandation au Premier ministre d’autoriser le premier investissement de 75 millions d’euros dans le projet Orange-Thales”.

Mais le gouvernement resterait ouvert au dossier remanié de SFR s’il est blindé.

On n’a pas fini d’en parler…


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