Arnaud Buclin (EBRC) : “La France, un choix possible pour notre premier data center hors du Luxembourg”

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Le spécialiste de la résilience d’activité EBRC, d’origine luxembourgeoise, s’intéresse au marché français pour trouver de nouveaux clients et peut-être installer un centre de données.

Avec un bureau parisien, EBRC poursuit sa prospection en France et envisage d’y implanter son premier data center hors de son marché domestique : le Luxembourg.

C’est un spécialiste de la résilience d’activité (à l’origine, l’acronyme EBRC signifiait e-Business Recovery Center), qui a pour actionnaire unique les Postes et Télécommunications du Luxembourg.

Désormais, elle étend sa gamme d’offres d’infogérance (vente d’espaces informatiques dans ses data center au Luxembourg, gestion de l’IT des clients….) en évoluant vers une dimension “cloud-as-a-service”.

EBRC exploite 12 000 mètres carré de salles informatiques réparties sur quatre data centers au Luxembourg (dont deux certifiés TIER IV). “On a rempli 8000 mètres carré”, déclare Arnaud Buclin, en qualité d’International Business Manager chez EBRC.

Le quatrième centre a été inauguré en mars 2010 (voir article Silicon.fr). Un cinquième data center est en cours de construction dans le sud du pays (ouverture prévue fin 2011).

La société revendique 150 clients, principalement des grands comptes : financiers (EBRC est estampillé “Professionnel du Secteur Financier”), e-business, industries et services.

Sa clientèle est généralement composée de multinationales (60% d’origine nationale, 40% de l’international). L’objectif, c’est d’inverser la tendance à l’horizon trois ans (30% d’origine nationale et 70% de l’international).

“On a des clients français dans le domaine bancaire ou de la santé mais on ne peut pas les citer”, précise notre interlocuteur rencontré à l’occasion du salon professionnel InTheCloud qui s’est récemment déroulé à Paris.

Prochaine étape : la création d’un data center en dehors du Luxembourg mais il laisse planer encore le suspense sur le choix de l’implantation définitive.

(interview réalisée le 09/03/11)

ITespresso.fr : Dans quelle mesure le Luxembourg constitue un centre névralgique pour les data centers en Europe ?

Arnaud Buclin : Le Luxembourg est au carrefour de centres importants comme Francfort, Amsterdam, Paris et Londres en termes de trafic Internet. Cela nous permet d’approcher les quatre marchés différents. On récupère le trafic. On héberge le Lu-CIX, noeud de raccordement luxembourgeois, qui vient de signer un accord de partenariat avec le France IX, compte tenu de la saturation du trafic au niveau de Paris. L’objectif est de dégorger certaines zones.

ITespresso.fr : Ces points géographiques sont également des places fortes financières. Ce n’est pas qu’une coïncidence…
Arnaud Buclin : Effectivement, on bénéficie d’un pays qui accueille 250 banques au niveau local mais aussi des grands acteurs internationaux du monde du e-business et du paiement en ligne. Un environnement propice à la sécurité. Ce n’est pas un hasard si des acteurs comme PayPal ont choisi le Luxembourg pour superviser leur développement européen. L’ambition du Luxembourg est de devenir la plate-forme du paiement en ligne au niveau mondial. Nous savons que nous ne sommes pas les seuls. Mais nous voulons fédérer les grands acteurs dans ce sens. Derrière, nous avons des acteurs locaux du monde de la finance comme Clearstream [une chambre de compensation internationale, plus connue en France sous les feux de l’actualité sous le nom “Affaire Clearstream”, ndlr].

(lire la fin de l’interview page 2)


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