Avec Prism, Mozilla veut intégrer les applications Web 2.0 au bureau

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La première version publique de Prism permet aux utilisateurs de lancer leurs services web comme des applications locales.

La Fondation Mozilla vient de livrer la première version publique de Prism, la 0.8. Précédemment développée sous l’appellation de WebRunner, Prism offre aux utilisateurs de lancer une application web dans un environnement indépendant du navigateur. Prism permet, par exemple, d’utiliser le webmail de Google Gmail ou bien la suite bureautique Document et Tableur, dans des fenêtres autonomes à la manière d’une application de Windows. Ce qui réduit la frontière entre les utilisations locale et en ligne des applications du PC.

La multiplication des occurrences du navigateur ou de ses onglets peuvent être lourds à gérer pour l’utilisateur et pour la machine selon les ressources nécessaires à l’exécution des applications en ligne. De plus, un navigateur offre un environnement de contrôle (notamment les flèches de navigation) qui ne correspondent pas toujours aux besoins des applications web. D’où le développement de Prism qui apporte un environnement dédié à l’exécution des logiciels distants.

La nouvelle version de Prism introduit plusieurs nouveautés dont le support des CSS (feuilles styles en cascade) afin de personnaliser l’apparence de la fenêtre en fonction de l’application qui s’y exécute, et l’ajout d’un dictionnaire orthographique. De même, si Prism est lancé de manière autonome (et non pas en lien avec un fichier de définition d’application .webapp), il ouvre par défaut une fenêtre de dialogue invitant à saisir l’adresse d’une application et de son nom (mail.google.com pour Gmail, par exemple). Enfin, les options d’affichage des barres de statut et navigation sont également proposées.

‘Nous ne construisons pas une plate-forme propriétaire’

Avec Prism, l’éditeur de Firefox compte “identifier et faciliter le développement des améliorations qui apportent l’avantage des applications de bureau à la plate-forme web“. Tout en conservant l’esprit d’ouverture et de respect des standards du Web qui le caractérisent. “Contrairement à Adobe AIR et Microsoft Silverlight, nous ne construisons pas une plate-forme propriétaire pour remplacer le web“, souligne le laboratoire de la fondation.

Pour le moment, Prism fonctionne en mode connecté. Mais il n’est pas interdit de penser qu’il supportera les applications hors ligne, à la manière de l’extension Google Gear. Et qui sait si Prism ne sera pas intégrer à Firefox 3? Disponible pour Windows, les versions pour Mac OS 10.5 et Linux de Prism sont prévues prochainement.


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