Bankin’ et Yomoni montent une passerelle FinTech au nom de l’épargne

Poste de travail
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Bankin’ fait, dans son app de gestion des finances personnelles, le pont vers le services de gestion d’épargne sous mandat proposé par Yomoni.

Une jonction s’établit dans la FinTech française, à l’initiative de Perspecteev et Yomoni.

Le premier intègre, dans son service de gestion des finances personnelles exploité sous la marque Bankin’, une passerelle vers l’offre de gestion d’épargne sous mandat que propose le second.

Dans un premier temps, les utilisateurs de Bankin’ vont pouvoir accéder à la plate-forme de Yomoni et recevoir, en fonction de leur profil, une recommandation de portefeuille, entre assurance-vie, compte-titre et PEA… avec la possibilité de souscrire.

À plus long terme, il s’agira de permettre les mouvements vers et depuis des comptes Yomoni, directement dans l’application Bankin’.

Fondées à quatre ans d’intervalle (2011 pour Perspecteev ; 2015 pour Yomoni), les deux FinTech ont suivi une trajectoire similaire en termes de financement : elles ont toutes deux officialisé, en début d’année, leur deuxième tour de table.

Du côté de Perspecteev, on a levé 7 millions d’euros avec le deuxième groupe bancaire allemand en toile de fond. Également dans la boucle, la holding Generation New Tech, qui avait participé au tour de table de 1,4 million d’euros finalisé en 2015.

Robo-advisor

Yomoni a pour sa part levé 5 millions d’euros, avec le soutien de Crédit Mutuel Arkéa, qui avait déjà mis au pot en 2015 (3,5 millions d’euros levés à l’époque).

Les liens avec le groupe bancaire vont plus loin : c’est auprès de sa filiale Suravenir que sont souscrits les contrats d’assurance-vie gérés en associant algorithmes et conseillers financiers (les PEA et les comptes-titres sont conservés dans les livres de Crédit Agricole Titres).

Ce modèle hybride, reposant sur des contrats de groupe, permet d’optimiser les coûts de fonctionnement… et de proposer un ticket d’entrée à 1 000 euros, nettement inférieur à ce que proposent généralement les banques.

Yomoni, qui revendique 3 000 clients au 31 mars 2017 pour 20 millions d’euros d’encours sous gestion, n’est pas sur du conseil en investissement : les épargnants lui délèguent intégralement la gestion des placements, sur la base de fonds indiciels (ETF, pour « Exchange-Traded Funds »).

Le profil le moins risqué comporte une garantie sur l’intégralité des montants nets investis, grâce à un fonds en euros. À mesure qu’on grimpe dans l’échelle, l’investissement se diversifie, entre obligations sécurisées et actifs plus risqués (actions, matières premières, obligations risquées).

Les taux de rendements communiqués oscillent entre 3,2 % et 18,6 % selon les profils de risques, « net de tous frais », hors fiscalité et prélèvements sociaux.

Un concurrent soutenu par les banques

Chez Bankin’, le début d’année a été marqué par l’ouverture aux virements, avec la possibilité de passer des ordres pour réaliser des transactions entre comptes personnels ou vers des comptes tiers.

Prochaine étape : la réalisation automatique de virements, pour éviter le découvert et booster l’épargne.

On retrouve ce discours – ainsi que la volonté de permettre la souscription de services financiers à l’instar de Yomoni – chez le concurrent Linxo, qui réaffirme ses ambitions au sortir d’une levée de fonds de 20 millions d’euros réunissant le Crédit Agricole, la MAIF… et Crédit Mutuel Arkéa.

Une piste a été ouverte par l’adoption définitive, fin 2015, de la directive européenne sur les services de paiement révisée (DSP2).

Le texte, dont les États membres de l’UE devront appliquer les dispositions au 13 janvier 2018, légitime l’activité des services dits « d’initiation de paiement » (dont Bankin’ relève en intégrant les virements), autorisés à se connecter aux systèmes d’information des banques.


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