BEA mise sur les architectures orientées services

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Confronté à une baisse de ses ventes de licences, BEA Systems devrait annoncer la semaine prochaine une série d’initiatives dans le domaine des architectures orientées services.

BEA Systems devrait présenter la semaine prochaine à l’occasion de sa conférence utilisateur, eWorld 2004, qui se tiendra à San Francisco, plusieurs initiatives dans le domaine des architectures dites orientées services ou services-oriented architecture (SOA). Celles-ci définissent, rappelons-le, un nouveau modèle d’architecture applicative découplant l’accès aux données des traitements métier, de la présentation etc, l’interfaçage étant réalisé grâce aux divers standards des services Web. BEA a déjà intégré ces derniers dans son produit phare, le serveur d’applications J2EE Weblogic. Mais aujourd’hui l’éditeur va plus loin et fait de l’architecture orienté services le fer de lance de sa stratégie produit. Cette inflexion intervient alors que BEA a communiqué il y a quelques jours des résultats financiers décevants pour son premier trimestre fiscal.

Un contexte concurrentiel difficile

Ceux-ci font notamment état d’un recul de 2% des ventes de licences, à 120,2 millions de dollars, ce qui est inférieur aux prévisions antérieures de l’éditeur, même s’il affiche un chiffre d’affaires total de 262,6 millions de dollars, en hausse de 11%. Mais ce sont les ventes de licences qui sont bel et bien l’indicateur clé pour évaluer la santé d’un éditeur. Or, dans le contexte actuel de reprise des investissements informatiques des entreprises, des éditeurs comparables à BEA observent à contrario une relance des ventes de licences, et ceci après parfois plusieurs années de récession. Du coup se pose la question du devenir de BEA Systems. Son coeur d’activité ? les serveurs d’applications J2EE ? n’est-il pas en train de s’essouffler ? Quels relais de croissance met-il en place ? D’où la nécessité pour lui de reprendre l’initiative et de se positionner sur des secteurs qui lui permettront de maintenir son rang face à ses concurrents que sont IBM, Oracle ou Microsoft (voir édition du 13 mai 2003).


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