Bell Labs étudie les limites de la fibre optique

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Le laboratoire de recherche de Lucent est parvenu à déterminer les limites de la fibre optique. Si tant est que la technologie du moment puisse réellement apporter une estimation fiable, le transport d’informations sur fibre optique permettrait de multiplier par cinquante les débits actuels.

Le transport de données par fibres optiques a bel et bien une limite. C’est du moins la conclusion du célèbre laboratoire de recherche de Lucent, Bell Labs, qui a eu pour mission de calculer la quantité maximale d’informations pouvant être transmise sur la fibre optique. Cette limite physique serait d’environ 100 Tbits/s, ce qui représente 20 milliards d’e-mails d’une page par seconde (1 terabit est égal à 1 024 gigabits).

De la théorie à la pratique…

Ce seuil théorique est aujourd’hui bien loin d’être atteint, même si les acteurs du secteur se livrent, depuis l’émergence du haut débit, à une véritable course à la capacité de transfert. Ainsi, durant le Cebit de Hanovre, Nortel Networks a dévoilé une technologie de réseau capable de transporter voix et données à une vitesse de 1,6 Tbits/s sur une seule fibre optique. Selon l’équipementier, sa technologie devrait permettre d’atteindre au final une vitesse de 19 Tbits/s (voir édition du 25 février 2000). A la fin de l’année dernière, Cisco et Newbridge avaient annoncé des technologies capables d’atteindre des vitesses de 5 Tbits/s

Mais au-delà des annonces, les transferts sur fibre optique sont aujourd’hui encore sous la barre des 2 Tbits/s, peut-on lire sur le communiqué de Lucent. Les débits réalisés en laboratoire sont une chose, ceux disponibles commercialement en sont une autre…


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