BitDefender : Android à son tour visé par les ransomware

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L’étude menée par BitDefender montre que les terminaux Android sont de plus en plus attaqués par les ransomware tels que ZitMo, la version mobile de Zeus.

Une nouvelle étude BitDefender démontre une activité de plus en plus intense des ransomware sur Android.

Les ransomware constitue une famille particulière de malware (ou logiciels malveillants).

Ils sont régulièrement utilisés pour bloquer les terminaux jusqu’à ce qu’une “rançon” soit versée par les utilisateurs ou pour subtiliser des données personnelles utilisables à l’insu des propriétaires.

C’est notamment le cas du ransomware Zeus dont une version Android nommée ZitMo a fait son apparition cette année.

D’après l’éditeur de solutions de sécurité IT, ZitMo a pour objectif principal de détourner les transactions bancaires réalisées en ligne.

Piloté à distance via un serveur de commande de contrôle (C&C), ce ransomware est capable de transmettre tous les SMS reçus par le terminal Android infecté.

Du pain béni pour les pirates qui obtiennent ainsi facilement les numéros d’authentification bancaire mTAN (mobile Transaction Authentification Number) qui permettent à termes de prendre le contrôle totale des transactions effectuées.

ZitMo est déguisé en une application sécurisée ou en une mise à jour de certificat de sécurité.

Les internautes qui pensent installer des éléments sans dangers assujettissent en fait leurs smartphones à un ransomware.

Sur le premier trimestre 2013, BitDefender a pu déterminer que la Chine est le principal pays touché par ZitMo avec 44,6% des cas recensés, suivi de près par l’Allemagne (14,47%) et la Roumanie (5 ,66%).

D’après l’étude, ce résultat s’explique par l’extrême utilisation des smartphones pour les achats en ligne dans ces pays.

Une autre menace sérieuse est actuellement en plein essor en Asie. Il s’agit des malware de la famille FakeAV.

Déguisé en solution antimalware, le ransomware FakeAV.C. est conçu pour bloquer toute machine fonctionnant sous Android jusqu’à ce que l’utilisateur ai payé une certaine somme d’argent.

Ces derniers se propagent par l’intermédiaire des plateformes de téléchargement d’applications non officielles.

Elles sont beaucoup plus utilisées en Asie qu’en Europe ou des plateformes telles que GooglePlay dominent largement le marché.

Ce fait explique que l’Inde (32,70% des cas recensés), l’Indonésie (15,90%) et la Malaisie (6,96%) soient les pays les plus touchés.

De manière générale, l’étude souligne un niveau accru de sophistication et une similitude de plus en plus prononcée du fonctionnement de ces ransomware Android avec ceux qui infectent les PC (tels que le virus Gendarmerie Nationale).

Selon BitDefender, cela laisserait entendre que “les codeurs de malware sont attirés par la croissance très rapide du marché Android”.

Celui-ci a été déjà envahie par les adwares (logiciels de publicité indésirables) que l’on ne connaissait il y a quelques années que sur ordinateurs.

Ces nouvelles menaces sont autant de nouveaux vecteurs d’attaques contre les entreprises encourageant les pratiques du BYOD (Bring Your Own Device, le fait d’apporter une tablette ou un smartphone personnelle pour l’exploiter en entreprise).

BitDefender estime qu’à l’heure actuelle, les utilisateurs méconnaissent les risques de sécurité qu’ils font encourir à leurs entreprises, elles-mêmes trop mal protégées par leurs politiques de sécurité.

Pourtant “le renforcement des sécurités mobile sur Android est désormais obligatoire“, conclut l’étude.

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L’Allemagne est particulièrement touchée par le ransomware ZitMo. Celui-ci est régulièrement déguisé en mise à jour de certificat de sécurité.

—–Quiz——

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Crédit image : Kirill__M pour Shutterstock | Source screenshot : TheVerge


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