Bram Cohen (BitTorrent) : “Mon but, tuer la TV”

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A l’initiative de Bram Cohen, à l’origine du protocole d’échange BitTorrent, se fait jour un service de streaming audiovisuel en mode peer-to-peer, plomb dans l’aile de la télévision traditionnelle et baptisé BitTorrent Live.

Créateur de l’écosystème BitTorrent, Bram Cohen en décline les usages et intronise à cet effet un service de streaming audiovisuel en mode peer-to-peer (P2P), BitTorrent Live.

Dans l’absolu, un tel concept qui a déjà fait l’objet d’entreprises préalables n’a guère de novateur qu’une intégration poussée des médias sociaux doublée d’un modèle économique habilité à concilier les intérêts des grands diffuseurs et des indépendants.

En outre, la seule aura qui entoure l’un des pionniers du Torrent confère à la démarche un tant soit peu de viabilité sur le long terme. D’autant plus que Bram Cohen affirme disposer des moyens financiers nécessaires à la mise en place de la plate-forme.

Et l’intéressé d’ajouter que l’interactivité exacerbée de cette solution alternative en viendra tôt ou tard à “tuer la télévision traditionnelle“, amenée à tomber en désuétude au profit de nouveaux modes de distribution des contenus.

Pour rappel, la conception actuelle du streaming implique une architecture centralisée de type client-serveur. Le fichier cible est lu depuis une seule source d’hébergement.

Transposer l’ensemble au protocole P2P permet en théorie de fragmenter les données en autant de diffuseurs potentiels qu’il n’y a de téléspectateurs.

Ce mode opérationnel optimise la disponibilité des flux, réduit la consommation de bande passante et minimise les infrastructures nécessaires à l’acheminement des contenus.

Comme le souligne TechCrunch, le recours au peer-to-peer induit un léger temps de latence de l’ordre de 5 secondes, d’où un léger différé.

En contrepartie, les fondateurs de cet écosystème BitTorrent Live en évoquent la gratuité, moyennant toutefois une contribution financière symbolique dont devra s’acquitter quiconque inclut dans ses retransmissions de la publicité.

Une période charnière s’amorce pour la télévision, désormais appréhendée sous sa forme dématérialisée, connectée au Web.

Alors que se multiplient les initiatives en ce sens, ce ne sont pas tant les moyens technologiques à disposition qui pêchent, ni même une éventuelle réticence de la part constructeurs, mais une pièce du puzzle tout aussi indispensable : les contenus, aux abonnés absents.

La frilosité des éditeurs retarde d’autant le développement des usages subséquents que constituent le vidéo à la demande (VoD) et la télévision de rattrapage (catch-up TV).

Crédit image : © Beboy – Fotolia.com


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