La Bretagne choisit Amazon Web Services, coup de griffe au cloud souverain ?

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La région Bretagne a retenu Amazon Web Services pour gérer une partie de ses services cloud. A peine émergé, le cloud souverain doit faire ses preuves.

C’était la polémique cloud de la semaine dernière en France.

Dans le cadre d’une “expérimentation”, la Région Bretagne a retenu Neoxia, un fournisseur de services cloud qui s’appuie sur l’infrastructure Amazon Web Services.

Une sélection qui a provoqué des remous dans le monde des fournisseurs de services cloud dans l’Heaxgone et qui a suscité quelques piques vis-à-vis des prestataires du cloud souverain (Numergy scellant une alliance SFR + Bull et Cloudwatt associant Orange à Thales) censés justement séduire des clients comme les collectivités.

Le conseil régional de la Bretagne a expliqué sa démarche sur son site Web : “Conformément à la réglementation des marchés publics, la Région Bretagne a lancé, il y a deux ans, un appel d’offres auquel une seule entreprise française avait répondu. L’offre d’hébergement qu’elle a proposé à l’époque ne répondait pas au cahier des charges.”

Tout en poursuivant : “A l’issue de cet appel d’offres, c’est avec la société française Neoxia -qui s’appuie effectivement sur l’infrastructure externalisée d’Amazon- que la Région Bretagne a alors contractualisé.”

L’accord porte sur la période 2012 – 2014. Peut-on craindre une fuite des données de la collectivité vers des serveurs situés au-delà de l’Europe ?

La collectivité territoriale tient à rassurer : “Quoiqu’il arrive, aucune donnée de la région ne se trouve à ce jour hébergée dans le serveur d’Amazon. L’utilisation de ses services n’est envisagée qu’en cas de sinistre majeur sur le système d’information de la Région.”

Dans ces circonstances, les données du conseil régional seraient abritées dans un data center d’Amazon installé en Irlande.

En attendant “l’émergence de solutions françaises qui offre ce même niveau de maturité”, il serait tentant de recourir à des fournisseurs internationaux comme AWS.

Cela sonne comme un avertissement pour le cloud souverain. Numergy et Cloudwatt sont désormais opérationnels.

Ils doivent désormais blinder leurs offres pour capter l’attention des collectivités et gagner en compétivité face à de redoutables concurrents américains.

Selon IDC, le marché des services cloud en France est évalué à 1,7 milliard d’euros.


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