Brozengo veut être le guide des bonnes affaires locales

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Ce moteur localde recherche de bonnes affaires a levé 500 000 euros. Plusieurs “pointures” du Net siègent à son comité stratégique.

Brozengo : prononcez “Browse and go”. Autrement dit, vous trouvez un magasin sur Internet et ensuite vous vous rendez dans la boutique. Bref, Brozengo.com n’a pas un profil traditionnel de site marchand.

“Nous sommes un moteur local de recherche de bonnes affaires : nous vous indiquons le magasin le plus proche qui vous propose une bonne affaire pour le produit que vous recherchez”, précise Grégory Ogorek, co-fondateur avec Jean-Michel Maurer de ce nouveau service qui a ouvert ses portes début juin.

Des business angels et des investisseurs privés ont participé à sa première levée de fonds d’un montant de 500 000 euros. Ce premier tour de table va servir renforcer les équipes commerciales.

Plusieurs patrons ont accepté de siéger au comité stratégique du site. Citons : Denys Chalumeau (fondateur et président de Seloger.com), Géry Porcheron (chargé de mission chez E. Leclerc auprès de Michel-Edouard Leclerc), Olivier Duha (co-président et co-fondateur de Webhelp), ainsi qu’Arnaud Caplier, directeur Général d’Acxiom France (ciblage et solution marketing).

L’internaute repéré rapidement

Originaire d’une famille de commerçants, Grégory Ogorek affiche un parcours professionnel riche (il est passé par Europ Assistance, Webhelp, AT Kearney, Spir Communication et Business Lab ). Il a été très tôt sensibilisé au problème de génération de trafic, en magasins ou sur Internet.

Avec Brozengo, il espère aider les commerçants à attirer des clients chez eux. Mais Grégory Ogorek est aussi un consommateur : c’est en avril 2007, après avoir perdu plus d’une heure à aller chercher dans un grand centre commercial de la région parisienne un objet pour sa fille qu’il aurait pu trouver à côté de chez lui, qu’il a pris la décision de créer Brozengo, inspiré de Shoplocal.com, aux Etats-Unis.

L’origine du nom ? “Je voulais un nom qui ne fasse pas plus de huit ou neuf lettres, facile à retenir, chantant et court, se rappelle-t-il. Et beaucoup d’autres noms auxquels je pensais avaient déjà été pris.”

Sur le site, première surprise : Brozengo vous localise automatiquement. Vous vous connectez à Brozengo et vous entrez une recherche. Par exemple, “bureau pour enfant” (c’est de saison, avec la rentrée scolaire). Et, tout de suite, sans que vous ayez fourni de données supplémentaires, le site vous propose des magasins à proximité.

Enfin, presque. Personnellement, j’habite le 14ème arrondissement à Paris et Bronzengo voulait m’envoyer dans le 2ème ou le 10 ème arrondissement (ce qui, pour ceux qui ne sont pas familiarisés avec la géographie parisienne, n’est pas tout à fait la porte à côté).

Serions-nous espionnés ? “Pas du tout, c’est une application que nous avons développée avec les fournisseurs d’accès à Internet, explique Grégory Ogorek. Elle nous permet de localiser le POP [NDLR : Point of Presence, l’endroit où le FAI a installé ses équipements pour se connecter au reste du réseau] le plus proche auquel vous êtes rattachés. C’est parfois approximatif, j’en conviens, mais cela étonne toujours les internautes.” Un onglet – en haut à gauche de l’écran – permet de préciser ses coordonnées et le périmètre de recherche.

Seconde surprise, Brozengo possède une double facette. C’est d’abord un annuaire de commerce de proximité, un peu comme l’est désormais Pagesjaunes.fr ou Google Maps. Mais c’est aussi un espace publicitaire où les commerçants peuvent annoncer leurs “Bonnes affaires”, un peu comme guidedespromos.com (mais ce dernier renvoie aussi bien vers des sites en lignes que des magasins).

Inscription gratuite dans l’annuaire, annonces “bons plans” payantes

La parution dans l’annuaire est bien sûr gratuite pour les commerçants. “Sur les 420 000 commerçants français, nous en avons déjà enregistré 80 000, en récupérant des fichiers d’associations de commerçants, par exemple, poursuit Grégory Ogorek. Nous espérons en compter 150 000 d’ici à la fin de l’année.”

En revanche, la publication dans la rubrique “Bonnes affaires” est payante. C’est d’ailleurs la principale source de revenus prévue pour Brozengo. Mais, là, comme pour tout service d’annonces, il faut aller démarcher les commerçants. “Pour l’instant, nous n’avons que 2000 produits en promotion, mais cela devrait rapidement augmenter”, espère Grégory Ogorek.

A noter que la définition de bonne affaire reste quelque peu floue pour Grégory Ogorek : “Une bonne affaire, c’est un objet à un bon prix, mais tout est relatif, estime-t-il. Pour moi, un iPhone, même à 450 euros, c’est une bonne affaire pour quelqu’un qui le veut absolument… “


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