Carte Musique : à peine sortie, un “succès” ?

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Avec 10 000 cartes virtuelles créées, le gouvernement estime que le lancement du programme d’incitation à découvrir l’offre légale de musique est réussi. Mouais.

La Carte Musique est-elle vraiment un tube auprès des jeunes ?

Lors du Conseil des ministres en date du 3 novembre, Frédéric Mitterrand, ministre de la Culture et de la Communication, a considéré que son lancement survenu en fin de semaine dernière était d’ores et déjà “un succès”.

Près de 10 000 cartes musique ont été créées, précise le gouvernement en guise de premier pointage. Ce n’est quand même pas la ruée vers les plates-formes légales…

Rappelons que cette carte virtuelle, qui fait partie des propositions émanant du rapport Zelnik pour développer l’offre légale de musique dans le cadre de la loi Hadopi, est subventionnée par l’Etat à hauteur de 50%.

Elle permet aux internautes (tranche d’âge 12 – 25 ans) d’accéder aux offres de musique en ligne sur un bouquet d’une vingtaine de plates-formes légales*, pour un montant pouvant aller jusqu’à 50 euros.

Pour préciser le dispositif, le site du ministère de la Culture précise que chaque souscripteur constitue sa carte musique en faisant le choix de crédits (entre 5 à 25 euros) L’État double le montant des crédits, dans une limite de 25 euros par carte.

Valable un an, la carte musique peut-être rechargée tant que les 50€ d’achat, subvention incluse, ne sont pas atteints.

Selon le compte-rendu du Conseil des ministres, “les éditeurs de service de musique en ligne et les ayants droit supportent une partie des coûts de l’opération, à hauteur de 20 %”. Et les contributions peuvent prendre la forme “d’offres spéciales”.

*Extrait de la liste des plates-formes participant à l’opération : Qobuz, CD1D, Deezer, Fnac.com, MusicMe, Amazon, Starzik.com, Orange, iTunes, My Clubbing Store, MySurround, eCompil, Disquaireonline.com, Virgin.


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