Christine Albanel pourrait rejoindre le groupe France Telecom en traînant le boulet Hadopi

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L’ex-ministre de la Culture se chargerait de “la communication et des contenus” chez France Telecom. Une pétition en ligne contre son arrivée chez l’opérateur circule déjà…

Une nouvelle recrue inattendue chez France Telecom. Selon Le Figaro, Christine Albanel rejoindrait l’équipe de direction de l’opérateur.

Elle ferait partie de la nouvelle équipe de management montée par Stéphane Richard, le directeur général chez France Telecom – Orange qui monte en puissance au sein du groupe.

L’ancienne ministre de la Culture “occuperait un poste vaste et important autour de la communication et des contenus”, selon le quotidien.

La nomination de Christine Albanel serait officialisée jeudi prochain lors de la publication des résultats 2009 de l’opérateur télécoms.

En juin dernier, elle avait dû quitter le gouvernement à cause des difficultés rencontrées pour imposer la loi Hadopi (lutte contre le piratage numérique) au Parlement.

Finalement, c’est son successeur Frédéric Mitterrand qui a bouclé l’examen du projet de loi.

Jusqu’ici, on pressentait plutôt Christine Albanel à la présidence de la Bibliothèque nationale de France. Le mandat de l’actuel titulaire de ce poste Bruno Racine arrivant à échéance en avril 2010.

En décembre 2009, le Premier ministre François Fillon avait chargé Christine Albanel d’une mission d’information sur l’industrie du livre à l’ère du numérique. Elle devrait rendre son rapport final le 1er avril prochain.

L’étiquette pro-Hadopi colle toujours à Christine Albanel
L’ancienne ministre de la Culture et de la Communication a soutenu de manière ardente le projet de loi de lutte anti-piratage numérique devant le Parlement. Et ses opposants s’en rappellent. Une pétition en ligne circule déjà pour que “Madame Albanel se voit refuser le droit d’être embauchée par France Telecom au nom de l’indépendance nécessaire entre état et lobbys privés”. On peut lire sur la même page “qu’il est tout simplement aberrant qu’une personne dépositaire de l’intérêt public puisse valoriser les décisions prises dans ce cadre auprès de compagnies privées. Les décisions prises au nom de la république ne sont pas à vendre !”. Vendredi soir, on recensait 272 signatures.

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