La CNIL érige l’éducation numérique en priorité nationale

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Un collectif de 42 organismes privés et publics – dont le ministère de l’Éducation – soutient la démarche de la CNIL, qui veut faire de l’éducation au numérique la grande cause nationale en 2014.

Avec le soutien de 42 organismes privés et publics* dont le ministère de l’Éducation, la CNIL veut faire de l’éducation au numérique la Grande cause nationale en 2014.

Cette initiative se traduira par le dépôt, dans les prochaines semaines, d’un dossier de candidature auprès du gouvernement.

Matignon doit décerner, en décembre, le label ‘Grande cause nationale’ à un organisme ou un ensemble d’associations. L’année passée, la distinction a été attribuée à l’illettrisme.

S’appuyant sur la diversité et la complémentarité des structures qui adhèrent à la démarche, la CNIL évoque ‘un projet collectif’ englobant l’ensemble des catégories d’âge et des couches socioprofessionnelles.

La Commission promeut une approche globale et une ‘pédagogie du numérique’ destinée à conduire le citoyen vers une autonomie et une responsabilisation dans ses usages.

L’éducation des plus jeunes (en l’occurrence, les 6-12 ans) fait l’objet d’une proposition majeure visant à créer des modules d’apprentissage dédiés.

La stratégie se porte aussi sur une sensibilisation des entrepreneurs, avec l’objectif d’affirmer le numérique comme un vecteur de développement pour l’économie et la société.

Il est également question d’un partenariat avec France Télévisions dans la réalisation et la diffusion de formats courts promotionnels, de la création d’une plate-forme collaborative en ligne accessible gratuitement et du lancement d’un événement d’envergure nationale.

Les grandes lignes du projet sont synthétisées sur le site Web e-duc.fr. Référence y est faite sur Twitter à travers le hashtag #EducNum2014.

Selon une étude conjointe de Médiamétrie et Gfk, 24,1% des foyers français ne disposeraient d’aucun accès à Internet. 8% – soit 2,21 millions – ne posséderaient ni ordinateur, ni téléphones mobiles.

Certains restent volontairement en marge de la révolution numérique, mais cette mouvance idéologique de résistance est moindre, sauf chez les populations les plus âgées et/ou qui ont grandi dans un contexte technologique particulier.

* Il s’agit d’organismes issus du monde de l’éducation (Cnam, Inria, syndicat de parents d’élèves FCPE…) et de la société civile (CLCV, UFC-Que Choisir…), mais aussi des institutions nationales et internationales (Fédération française des télécoms, Syntec numérique, Conseil de l’Europe…)

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Crédit photo : Pressmaster – Shutterstock.com


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