Cyberespionnage – câble télécoms sous-marin : Orange saisit la justice

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Orange va se constituer partie civile dans le dossier relatif aux cyber-écoutes de la NSA, notamment celles réalisées via le câble télécoms sous-marin SEA-ME-WE4. Il ira plus loin si les tentatives d’interception sont avérées.

Orange encaisse mal les révélations liées au cyber-espionnage par la NSA portant sur le câble sous-marin transcontinental SEA-ME-WE4 (Europe – Afrique – Moyen Orient – Asie) géré par un consortium dont le groupe télécoms français fait partie. Il a décidé se porter partie civile “dans les prochains jours”. Et ce, “afin de pouvoir accéder aux pièces du dossier”.

De quel dossier parle-t-on ? Selon Les Echos, l’opérateur télécoms pourrait se joindre à la plainte déjà déposée en juillet par des organisations de défense des droits de l’Homme (FIDH et LDH)  (Ligue des droits de l’homme). Une plainte contre X pour atteinte aux données personnelles avait été déposée devant le tribunal de grande instance de Paris après les révélations faites par Edward Snowden sur le dispositif de cyber-écoute à grande échelle Prism au nom de la NSA. Une enquête préliminaire a été ouverte par la justice française.

A propos des révélations liées au présumé piratage et aux écoutes du câble sous-marin transcontinental SEA-ME-WE4, Orange dément toute implication dans des “manœuvres effectuées entièrement à son insu et qui concernent a priori des équipements dont elle est usager et non gestionnaire.” Reuters précise la position de l’opérateur diffusée à l’ensemble de la presse : “Si piratage il y a eu, cela n’a pas pu se faire via le réseau d’Orange qui n’a connu aucune attaque de ce type.” Le groupe télécoms “se réserve toutes les possibilités d’action légale dans l’hypothèse où des données Orange transportées par le câble en question auraient fait l’objet d’une tentative d’interception.”

Selon Silicon.fr qui parle de “pétard mouillé”, la NSA s’est en fait “bornée à s’introduire en tant qu’utilisateur authentifié sur le site du consortium, afin d’en voler le plan du réseau. Des données qui demeurent certes stratégiques, mais qui sont plus privées que secrètes”. Alors que Mediapart, qui a donné l’alerte en se fondant sur des révélations du magazine allemand, évoque plutôt un “piratage” sur fonds d’un virus introduit dans le réseau télécoms sous-marin SEA-ME-WE4.

Dans son show Hello! organisé en novembre dédié à l’innovation, Stéphane Richard, P-DG du groupe Orange, avait rappelé son attachement à la protection des données personnelles et au secret des correspondances. Celle-ci “ne peut être levée que dans des conditions clairement définies et limitées par la loi. Aucune institution ni aucun Etat ne peut s’affranchir de ce respect”, rappelle l’opérateur.

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Credit photo : Shutterstock.com –  Copyright : Sangoiri


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