DataCity : la ville de demain en incubation chez NUMA

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NUMA a sélectionné cinq start-up à accompagner dans le cadre de l’appel à projets DataCity sur la « ville de demain », entre énergie et mobilité urbaine.

Les jeux sont faits : NUMA vient d’annoncer les cinq start-up sélectionnées dans le cadre de son appel à projets DataCity lancé fin 2015 pour « relever les défis de la ville de demain ».

Soutenu par le ministère de l’Économie et des Finances via la Direction générale des entreprises dans le cadre de son initiative « Challenges Big Data », le projet est suivi par Vinci Énergies, Setec, Suez, Nexity et Cisco.

Deux rencontres s’étaient tenues en décembre pour faire émerger des pistes de réflexion. Quatre thématiques avaient alors été définies, avec 9 défis à relever.

Dans la catégorie « Mobilité », deux questions se sont posées sur l’amélioration des déplacements : d’une part, lors des grands événements sportifs ou culturels ; d’autre part, à l’échelle des quartiers.

Pour ce qui est de l’aménagement des bâtiments et des lieux publics, les axes de réflexion portent sur l’anticipation des besoins des usagers pour « inventer l’agora de demain » et sur la reconquête des espaces inexploités.

Dans le domaine de l’énergie, les discussions se sont centrées sur les manières de faire évoluer les comportements de consommation et sur la mutualisation des flux pour concevoir des îlots à énergie positive.

En matière d’environnement et de propreté, trois pistes ont été explorées : mieux informer le citadin sur la qualité de l’air, améliorer la gestion des déchets de la ville et introduire davantage de végétaux.

L’énergie plébiscitée

L’appel à projets avait été lancé le 7 janvier, avec deux rencontres le 13 et le 27 pour aider à la consolidation des candidatures.

NUMA affirme en avoir reçu « près de 200 », avec une forte appétence pour la thématique de l’énergie, qui concerne d’ailleurs trois des cinq start-up finalement sélectionnées.

En tête de liste, Sensewaves travaillera sur l’évolution des comportements de consommation. Son projet portera sur l’analyse de séries temporelles pour l’identification des habitudes des consommateurs.

Openenergy s’appuiera sur sa plate-forme associant data mining et simulation énergétique pour élaborer une méthode d’estimation et de suivi des gains apportés, dans les bâtiments en exploitation, par la mutualisation des flux.

Quant à Egreen, elle étudiera l’impact d’une approche « incitative et ludique » (basée sur des « compétitions d’énergie ») pour changer le comportement des occupants d’un bâtiments.

Mobilité urbaine

Dans la rubrique mobilité, on retrouve Padam et son service de minibus associé à une application mobile. Les trajets sont partagés entre les personnes allant dans la même direction. La start-up fondée en 2014 étudiera, avec Vinci Énergies, des simulations d’une traverse flexible et dynamique mêlant origines-destinations, crowdsourcing et enquêtes terrain.

On conclut la sélection avec Qucit, qui tentera d’évaluer, par l’analyse massive de données, la pertinence de la mise en place d’un indicateur de confort des passants permettant de quantifier l’impact des réaménagements sur les places publiques.

Chacune de ces cinq start-up va bénéficier, en mars, de deux semaines d’accélération avec une dotation de 6 000 euros en financement et services, tout en accédant à des données de partenaires.

On notera cette mention honorable faite à 9 projets non retenus : Plumelabs et Air Sûr (mesure de la qualité de l’air), Predictive Layer (machine learning appliqué à l’énergie), Starclay (valorisation de données), Resoptima (solutions logicielles pour le secteur de l’énergie), Metigate (business intelligence climatique), AdopteUneFriche (réhabilitation des friches urbaines et/ou industrielles), IqSpot (optimisation de la consommation énergétique des bâtiments) et Navya (minibus électriques).

Crédit photo : ponsulak – Shutterstock.com


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