Le DG du Crédit mutuel Arkéa lève 2,5 millions d’euros avec sa start-up AlloVoisins

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Le groupe RTL réinvestit au capital de la start-up 2CED, cofondée par le DG du Crédit mutuel Arkéa et éditrice du réseau social de consommation collaborative AlloVoisins.

Un designer UX, des développeurs iOS et Android… On recrute chez 2CED.

La start-up, qui se présente plus volontiers sous la marque AlloVoisins donnée à son réseau social de consommation collaborative, se projette à l’international après une nouvelle levée de fonds, d’un montant de 2,5 millions d’euros.

Plusieurs family offices entrent au capital, rejoignant notamment le groupe RTL, qui remet au pot après avoir injecté, il y a un an, 1,7 million d’euros en « media for equity ». Un dispositif qui a permis à la jeune pousse de disposer d’espaces publicitaires sur l’ensemble des médias du groupe : RTL, RTL2, Fun Radio et leurs sites Internet respectifs.

Basé à Haute-Goulaine (Loire-Atlantique), AlloVoisins revendique aujourd’hui « plusieurs centaines de milliers » d’utilisateurs et vise les 10 millions en France à l’horizon 2020, tout en prévoyant une implantation sur d’autres marchés « d’ici deux ans ». Selon les données de Société.com, ses pertes se sont élevées à 255 600 euros sur l’année 2014.

À son ouverture en avril 2013*, la plate-forme était gratuite à l’usage. Elle l’est toujours, bien qu’il ait un temps été question d’introduire une commission de 15 % sur chaque transaction.

Par « transaction », il faut entendre la location de biens, mais aussi leur (re)vente et la prestation de services. Assorti d’applications mobiles (iOS, Android), le site est orienté particuliers, mais il n’est pas fermé aux professionnels, auxquels s’appliquent cependant des conditions particulières.

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La patte Crédit mutuel Arkéa

La marque AlloVoisins n’a été adoptée qu’à l’occasion du tour de table d’octobre 2015. La plate-forme était auparavant connue sous le nom ILokYou. Mais elle avait déjà la même vocation… et le même fonctionnement, basé non pas sur l’offre, mais sur la « demande géolocalisée », faisant la relation entre les besoins des utilisateurs et l’offre disponible à proximité, à l’image de ce que peuvent faire un Mutum ou un ShareVoisins.

Les transactions se concluent à travers une messagerie privée. Le paiement peut se faire en direct, mais AlloVoisins recommande d’y procéder en ligne : un contrat de location ou de prestation de service est ainsi émis et les fonds sont bloqués tant que les parties prenantes n’ont pas signalé qu’elle s’est bien déroulée.

L’argent reçu est placé sur un compte AlloVoisins. Pour le virer vers un compte en banque, il faut compter des « frais de traitement » correspondant à 4 % de la somme. On notera par ailleurs qu’à l’instar de ce qui se fait sur Airbnb ou BlaBlaCar, les numéros de téléphones ne sont communiqués qu’une fois un accord conclu. Avant la signature du contrat, il faut passer par un numéro surtaxé…

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Certains utilisateurs dénoncent une « marchandisation » du service.

AlloVoisins a choisi de ne pas proposer d’assurance additionnelle, car « dans la plupart des cas, l’assurance responsabilité civile contractée par chaque individu doit permettre de couvrir les risques liés à la location d’objets ou la prestation de services ».

Dans l’équipe fondatrice de la start-up, on trouve, outre le CEO Édouard Dumortier (ex-Leroy Merlin, Adecco et AVIS), un ancien de Crédit mutuel Arkéa (Charles Cabillic).. et l’actuel DG du groupe de banque et d’assurance : Ronan Le Moal.

Charles Cabillic est aussi cofondateur de West Web Valley, accélérateur de start-up bretonnes dans lequel AlloVoisins a fait ses gammes, jusqu’à sa levée d’amorçage de 465 000 euros début 2014. A suivi une participation au programme « Yellow Innovation » du groupe La Poste, via son accélérateur Start’inPost.

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