Dossier open innovation : la passerelle entre start-up et grands comptes

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Les start-up et PME innovantes apparaissent comme un levier pour dynamiser le tissu économique du pays. A condition de recevoir le soutien des grands comptes.

Philippe Lemoine, président du Forum d’Action Modernités et président de la Fondation Internet nouvelle génération, a remis ce 7 novembre à Emmanuel Macron, le ministre de l’Economie, de l’Industrie et du Numérique son rapport sur la Transformation Numérique de l’Economie, commandité par le ministère de l’Economie et des Finances, en janvier dernier.

Objectif : permettre à la France de saisir les opportunités offertes par le numérique considérée comme “une chance pour la France”.

“La transformation numérique est la chance que la France doit saisir”, met en exergue Philippe Lemoine au début de son rapport.

Après 9 mois de consultations auprès de plus de 500 personnes, le rapport sur la Transformation Numérique de l’Economie accouche de 180 recommandations  à déployer sur trois ans “pour une transformation numérique rapide, globale et durable de notre économie”.

Il donne notamment plusieurs pistes visant à améliorer et pérenniser les relations entre les grandes entreprises et les start-up.

Parmi les propositions avancées figurent la mise en place d’incitations fiscales et la valorisation de dirigeants des grands groupes qui lancent des actions “bienveillantes” à l’égard des entreprises innovantes : parrainage médiatique, partage de données, amorçage, etc.

Le rapport souligne est des enjeux liés au développement des start-up : financer leur croissance. L’un des voies à prendre consisterait alors à favoriser le rachat des jeunes pousses par des grands groupes.

Fleur Pellerin, ex-ministre déléguée aux PME, à l’Innovation et à l’Economie numérique, n’a pas manqué d’esquisser les premiers contours d’un éventuel Small Business Act à la française. Son credo et celui du gouvernement : ouvrir plus de 2% de la dépense publique aux PME innovantes, ce qui représente pas loin de 500 millions d’euros par an.

Les entreprises, de leurs côtés, ont déjà commencé à initier cette phase de rapprochement, avec le développement des pépinières et autres incubateurs. Des initiatives surtout menées, en premier lieu, par les institutions financières, banques et assurances.

La Société Générale mise ainsi sur le potentiel de ses hackathons, ces concours de programmation de courte durée, permettant à des développeurs, des designers, des start-up ou des porteurs d’idées de concrétiser des applications autour de nouveaux usages numériques, comme les mobiles, les tablettes ou encore les objets connectés.

Sans oublier le groupe d’assurance AXA, qui compte investir ces prochaines années plusieurs millions d’euros dans sa stratégie digitale, via notamment son fonds d’amorçage AXA Seed Factory, ou encore le Crédit Agricole, à l’initiative de la récente création du Village by CA, cette pépinière parisienne, qui héberge déjà une soixantaine de start-up.

 

Découvrez tout le contenu de notre dossier :
ITespresso.fr vous propose une série d’entretiens et de sujets pour faire le point sur l’open innovation et les relations existantes ou à nouer entre les PME innovantes et les grandes entreprises en France :-    Rapport de Philippe Lemoine : des propositions en pagaille pour la transformation numérique de l’économie (07/11/2014)
–    Vidéo de Fleur Pellerin sur la création d’un Small Business Act made in France (25/04/2013)
–    Interview Philippe Hubert (Société Générale) sur les concours hackathons (17/10/2014)
–    Comment AXA France s’approprie le digital (12/11/2014)
–    Interview  Bernard Larrivière (Crédit Agricole) sur la création de Le Village by CA (14/11/2014)

 

Crédit image : Manczurov – Shutterstock.com


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