Le Dossier Médical Personnel (DMP) a du plomb dans l’aile. Conçu dans l’esprit de faciliter le suivi médical des patients par les professionnels de la santé, il a encore bien du mal à s’imposer.
Le Dossier Médical Personnel est accessible depuis le portail Web www.dmp.gouv.fr par les patients, qui peuvent y consulter leurs données de santé entrées par les professionnels du secteur (médecins, hôpitaux, radiologies, etc.).
Seuls 160 000 Français en ont créé un, contre un objectif initial de 500 000 à la fin 2011.
Aujourd’hui, la Cour des comptes tire le signal d’alarme.
Dans son rapport sur « le coût du dossier médical personnel (DMP) depuis sa mise en place », demandé par la Commission des finances de l’Assemblée nationale, elle souligne ainsi « l’absence de suivi de ces dépenses par l’assurance-maladie » et « la multiplication d’expérimentations sans lendemain jusqu’en 2008 », rapporte Le Monde.
L’instauration du DMP a en effet coûté beaucoup d’argent, pour un résultat qui se fait encore attendre.
La Cour des comptes estime ainsi que le Dossier Médical Personnel a coûté, au bas mot, 210 millions d’euros entre 2005 et 2011. Sans oublier les dépenses liées à la constitution des dossiers informatisés des patients dans les hôpitaux, soit en tout 500 millions d’euros.
Reste que le DMP n’a toujours pas convaincu les professionnels de santé. « Tel qu’il existe aujourd’hui, il n’est pas utilisé, et il n’apparaît pas utile dans notre pratique professionnelle au quotidien », confie le docteur Claude Leicher, président du syndicat des médecins généralistes MG France.
Le manque de volonté politique serait aussi patent. Comme le rappelle Le Monde, « le décret définissant le champ et le contenu du DMP n’est toujours pas paru ».
Sans oublier le déficit de coordination entre établissements hospitaliers, dans la mesure où les différents systèmes informatiques des hôpitaux sont rarement interopérables.
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« soit en tout 500 000 millions d’euros »
500 Milliards d’euros ou erreur de saisie ?
« les différents systèmes informatiques des hôpitaux sont rarement interopérables »
Le problème principale du DMP est bel et bien à ce niveau. Plus il y a de systèmes différents et plus il faut travailler sur le DMP pour le rendre compatible avec ces différents systèmes.
Prenez l’exemple des feuille de calcul entre openoffice et microsoft office.
Même si on arrive à conserver les données, la mise en page est souvent totalement à refaire.
Le problème est que les dossiers patient sont des bases de données souvent sous format propriétaire non interopérable entre elles. On conservera par exemple intolérance à la pénicilline au fin fond du dossier médical, mais les alertes en ca de prescriptions peuvent ne pas être conservées car codées par deux logiciels différents.
Il ne faut pas un DMP, mais une base de données commune dés le depart.
bases de données proprietaires
Je vous rassure on est bien sur la même longueur d’onde, l’utilisation d’un tableur pour le DMP est une idiotie.
Par contre utiliser une base de données commune centralisé pour des informations aussi sensibles que la santé n’est pas forcément une très bonne idée non plus (piratage de la bdd, serveur mis à mal, etc.). Sauf que cela reste la solution la plus pratique pour le moment.
La base de données commune n’a pas à être sur le net, elle doit être utilisé en local par les différents logiciels. Il est illogique qu’une allergie soit codée de manière différente dans un logiciel et dans un autre.
Mais plus que les données, c’est surtout le contexte qui doit être conservé.
Vouloir passer par le DMP pour transcoder deux bases de données différentes, c’est comme vouloir passer par du MP3 98 kps pour transcoder de l’aac en flac. Meme si une bonne partie des données sont conservées, on prend le risque d’introduire des erreurs.
Soyons clair sur les chiffres
160000 DMP crees actuellement , quasi vides (un ou deux documents par DMP et le plus souvent des doc admin entrés à l hopital par des agents administratifs et pas des médecins).
Dépenses depuis le début, 210 millions d euros, et probablemenent beaucoup plus si on fait le lien avec les experimentations ou subventions généreusement accordées par la direction de l ASIP pour faire du chiffre et booster son produit.
Les médecins n ont aucun usage significatif de ce DMP et ils le disent (normal , on a vendu de la esanté et du DMP comme des savonnettes , sans demander aux acteurs de terrain ce dont ils avaient besoin).
La gabegie ne s est pas arretée en 2008 comme la dion actuelle de l ASIP veut le faire croire, elle continue et de nombreuses subventions sont accordées sur des projets dont la cohérence et l utilité n a pas fait ses preuves.
Les sommes versées le sont par l ASIP sur le compte de l Assurance Maladie qui paye.
Les ministres précedents n ont jamais controlé ce que faisait de cet argent l ASIP(c est une grave faute de gouvernance), et de plus certains décideurs de tout ce mécano sont en conflits d interets patents.
Pour enfin avoir un outil adapté aux demandes des acteurs de terrain et arreter cette gabegie financière qui profite à on ne sait qui, un petit groupe d experts en SI santé ont alerté Mr Bapt, député PS reconnu pourson souci de l interet général.
Mr Bapt parfaitement au fait de toutes ses aberrations, demande ainsi au ministre de la santé de remettre à plat ce projet.
La premiere étape fut l analyse par la cour des comptes et il est maintenant demandé une analyse de l IGAS et de l IGF.
Mme la Ministre de la santé avait elle meme dénoncée les dérives et échecs du DMP versus ASIP dès 01/2012 dans un aricle parue dans le journal pro DSIH.
En sus de ceci, les choix techniques faits (INTERNET et hébergeur unique chez SANTEOS ex societe de Mr le Directeur actuel de lASIP, font de l avis de tous les axperts prendre de grands risques en matière de sécurité et de confidentialité pour nos données de santé.
Nous espérons que Mme Touraine prennne toutes les mesures utiles pour remettre ce vaste projet là où il devrait etre.
L INFORMATISATION ACTUELLE DES HOPITAUX POSE EGALEMENT DE NOMBREUSES INTERROGATIONS et rejoint la problématique du DMP.
D SOLARET
UN DES EXPERTS EN SI SANTE, ayant travaillé ce dossier.
Merci pour vos commentaires.
La correction concernant le coût du DMP bien été effectuée.
La mise en oeuvre de l’accès au DMP sur clé USB, selon la loi Fourcade, associée à une carte vitale 3 (dématérialisée) avec à un bon lancement orchestré suffirait à mettre le DMP sur ses rails et contribuerait à la relance économique du numérique en terme de service public.
Une carte vitale dématérialisée et la généralisation du tiers payant, ca va être sympa pour les arnaques aux remboursement. Il suffira alors juste d’un compte ne banque en France pour faire points relais et depuis un pays qui ne pratique pas l’extradition demander de l’argent.
Le besoin, c’est de permettre aux données produite par un logiciel pro à un endroit d’être lue sur un autre logiciel pro. C’est un besoin de normalisation telle que celle qui c’est faite autour d’open office.
Après que le patient ait accès à l’intégralité des données c’est comme vouloir que l’informatique soit integralement open source.
En Autriche le DMP autrichien est déjà fonctionnel car dès le début dirigé par une équipe compétente. Or en France on a que des SSII qui envoie des gens non compétents travaillé sur ces produits.
Bref l informatique en France c ‘est pas cela !
Il est dommage que l’esprit du rapport du Professeur Marius Fieschi qui a initié les premieres reflexion sur le DMP il y a plus de 10 ans ait été oublié; il y parlait avec justesse de la necessité de partager l’information medicale entre tous les acteur de sante
Le probleme du DMP n’est pas technologique ; le problème est culturel
La medecine a changé et les medecins ont changé,
les maladies ont changé et les malades ont changé,
la santé a changé et les citoyens ont changé,
… et notre organisation du systeme de santé et nos outils de gestion des données médicales… n’ont pas changé.
Meme si il s’est modernisé, notre systeme il est resté figé dans un modele ancien :
- 100% axé sur l’aigue alors que nous sommes passé dans le chronique
- 100% axé sur le soins alors qu’il faut integrer la prévention
- 100% axé sur l’acte medical alors qu’il faut aussi privilégier le conseil
- 100% axé sur l’ordonnance et l’acte technique alors qu’il faut aussi aller vers le dialogue, privilegier la relation medecin / patient et valoriser le colloque singulier
Au risque de choquer et d’être a contre courant, nous croyons moderniser aujourdhui à coup de E-santé dont personne n’est capable d’apporter une definition commune) , comme si la « E-sante », Internet et la technologie allait régler le problème. Bien au contraire, et de plus il existe un risque reel de dependance a la technologie (le 5eme risque) et a la deshumanisation de notre systeme de sante en affaiblissant la relation medecin/patient
Les DMP actuels tels qu’ils sont concus en Fance ou dans d’autres pays souffrent de la poursuite d’un objectif essentielement technologique et de rationnalisatio n en ayant oublié l’objectif humain, le sens et le rôle de la personne , du citoyen, du professionnel de santé, du malade dans sa vie et son activité quotidienne.
De mon point de vue, les professionnels de santé ont simplement besoin d’un espace de communication réservé pour dialoguer au sujet des patients qu’ils prennent en charge et des maladies auxquelles ils font face via une messagerie privée et securisée sur reseau de type VPN qui leurs permettraient aussi de se se transmettre, a la demande, des documents et de l’informations medicales repertoriés sous forme de pointeurs.
C’est dans cette voie que le DMP devrait se recentrer
Mais en parallele, et c’est l’objet des recherches et developpement que je mène depuis plusieurs années au sein du projet Phorea-Medipad, il faut donner la possibilité aux malades et aux citoyens que nous sommes la possibilité de s’approprier , de posseder et de controler, de maniere personnelle et individuelle leur information et communication medicale et de sante via des outils agregés de gestion concus pour etablir – a la demande – un partenariat therapeutique et une relation avec les professionnels de sante qu’ils peuvent rencontrer
Il doit fonctionner , le plus independemment possible du milieu technologique, sanitaire, geographique ou social de l’utilisateur
En assurant des fonctions de « nonymat » , d’anonymat et de pseudonymat selon les circonstances d’utilisations, ce systeme qui fonctionne sur « smart-objects » offre 3 niveaux d’utilisation
- 1 niveau de dossier medical de synthese et d’urgences (Overview)
- 1 niveau de suivi, d’information et de communication medicale
- 1 niveau de suivi , d’information et de communication de sante
Ce projet – tres complexe car basé sur un processus novateur d’echange et de partenariat entre l’equipe medicale et le patient (baptisé Medget) – est réalisé à titre privé et sur fonds privés et personnels en task-force par une petite équipe qui federe des competences citoyennes, patients, ingenieurs, medecins, soignants, etc..…
Nous sommes parvenu a un premier resultat qui à nos yeux semble très interessant pour l’accompagnemen t des malades et des citoyens dans leur santé, mais qui romp avec les modeles traditionnels
Depuis fin juillet 2012 nous le presentons aux principaux acteurs de sante en France Pour l’instant l’acceuil de ce systeme est positif. Si il se confirme nous le proposerons en France
Mais la partie est loin d’etre gagnée car ce systeme aurait pu être la depuis plus de 10 ans si il n’y avait pas eu d’obstacles a l’innovation.
Je suis tres heureux de voir que quelques equipes dans le monde suivent la meme voie que notre projet Phorea-Medipad, avec d’ailleurs les memes difficultés culturelles.
Mais au final, tot ou tard, je suis persuadé que c’est bien le patient, le citoyen et ses medecins qui remporteront le combat sur ce modele ancien de gestion et de partage monolithique des données de santé que certains veulent imposer.
Philippe Galipon
Projet Phorea – Medipad
p.galipon@phorea.com
Bonjour,
Le DMP m’intéresse en tant que patiente, le soucis c’est qu’il faut passer par un professionnel de santé et il n’y en a pas beaucoup voir rares au courant rien que dans le département 1 ou 2. Hormis les hôpitaux (et encore je ne suis pas sûre).
Il faudrait quand même faire de la pub auprès des médecins car là c’est le flop ! Ce serait de l’argent bien utiliser en marketing. Ou alors pouvoir le faire autrement !
Dernier point et pas des moindres leur numéro de téléphone est taxé et çà ce n’est pas normal !