Elysée 2012 : les TIC cherchent à faire du bruit en politique

Entreprise

ACSEL, AFDEL, Syntec numérique…Une douzaine de groupements IT (télécoms, Internet, logiciels) cherchent à attirer l’attention des candidats à la présidentielle. Ce n’est pas évident.

Toute tentative pour convaincre les candidats à la présidentielle de l’intérêt de l‘économie numérique est bonne à prendre.

Un ensemble d’associations et de syndicats professionnels du secteur des nouvelles technologies de l’information et des communications (TIC) s’est regroupé dans un collectif (“Union du numérique”) pour mettre en avant les enjeux du numérique, souvent éludés dans les grands discours de campagne.

C’est la première fois qu’une telle plate-forme est mise en place pour attirer l’attention des candidats dans une campagne présidentielle.

Visiblement, dans la course à l’Elysée, le Conseil national du numérique n’est pas considéré comme le meilleur ambassadeur pour représenter la diversité des acteurs ancrés dans les nouvelles technologies.

Pêle-mêle, on y retrouve l’ACSEL (commerce électronique), l’AFDEL (logiciels), la FEVAD (commerce électronique), l’Apeca (dématérialisation), le CRIP (infrastructure et production), la FFTélécoms (télécoms), le Forum Atena (TIC), Renaissance Numérique (Internet), SFIB (TIC), le SNJV (jeux vidéo), Syntec Numerique (logiciels), Systematic (cluster TIC).

“Depuis son lancement, la campagne électorale pour l’élection présidentielle ne couvre pas l’un des sujets majeurs pour l’avenir de notre pays : le numérique et la création de richesse qu’il peut apporter”, souligne le collectif.

Pourtant, à travers des grands thèmes récurrents de la présidentielle (ré-industrialisation, création d’emplois, amélioration de la vie des citoyens, filières de formation…), les nouvelles technologies apparaissent en filigrane.

Crédit photo : © kotoyamagami – Fotolia.com

Instauration d’un QG numérique
Le think tank Renaissance Numérique, l’association de Net-entrepreneurs Silicon Sentier et le pôle de compétitivité Cap Digital montent un “QG Numérique“, qui durera jusqu’au 6 mai prochain (second tour de l’élection présidentielle). Il est présenté comme un “lieu d’expression et de débats” pour faire “du numérique un sujet central”. Chaque semaine à compter du 19 mars, il sera proposé un grand sujet lié aux mutations numériques. Un partenariat avec le site Newsring est élaboré à cette occasion et une dernière table ronde sera organisée entre les deux tours de l’élection.

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