Etats généraux de la presse écrite : quelle place au papier face au numérique ?

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Nicolas Sarkozy a lancé ce matin au palais de l’Elysée la vaste consultation pour “sauver la presse écrite française”.

Le Président de la République, Nicolas Sarkozy a ouvert ce matin les Etats généraux de la presse écrite. Dans un discours à l’Elysée, le chef de l’Etat a réaffirmé l’objectif de cette vaste consultation : “Il s’agit de se mettre d’accord  sur un certain nombre de changements à mettre en oeuvre tout de suite, pour que la presse écrite française sorte des difficultés inacceptables qui sont les siennes depuis trente ans et qui ne font que s’aggraver et s’aggraveront encore si l’on ne fait rien.”

La distribution des journaux, le modèle économique de la presse en général apparaissent comme les points clés énoncés par Nicolas Sarkozy. “La presse doit être rentable. C’est le meilleur moyen pour elle d’être indépendante”, a-t-il déclaré. Pour lui, la gratuité de la presse est “une vue de l’esprit”.“Je crois dans l’avenir de l’écrit, sur le papier ou sur Internet”, a-t-il ajouté devant une audience composé de professionnels du secteur.

Pour Nicolas Sarkozy, la presse numérique n’est pas une alternative rentable au papier. Il prône plutôt leur complémentarité. “Je sais que des expériences sont en cours pour mettre au point des lecteurs de journaux numérique à mi  chemin entre l’ordinateur et le téléphone portable qui concilie confort du papier et accessibilité du numérique. Ce papier électronique constitue d’ailleurs un créneau prometteur de nouvelle et vrai recette pour la presse, à la différence d’Internet qui peine à imposer un modèle payant”.

Un premier bilan début décembre

Quatre groupes de travail ont été constitués. Le premier est chargé de réfléchir à l’avenir du métier de journaliste, le second  devra se préoccuper du processus industriel de la presse, le troisième se consacrera à la presse numérique. Il est présidé par Bruno Patino, nouveau directeur de France Culture, ancien président du Monde Interactif et de Télérama.

Dans ce groupe de travail, les questions abordées se rapporteront plus particulièrement à l’évolution des usages, des offres et des métiers, l’avenir du papier, la culture de la gratuité, des blogs, de l’interactivité, la mutation de la publicité, la complémentarité des supports et Internet et les aides à la presse.

Enfin, le quatrième pôle de concertation traitera des questions relatives aux rapports entre la presse et la société. Chacun de ces pôles se réunira autant de fois que nécessaire jusqu’à un premier bilan début décembre.


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