Fibre : comment Free s’installe dans une ville moyenne comme Besançon

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Le groupe Iliad-Free annonce que le déploiement de la fibre optique à domicile (FTTH) a débuté dans 70 villes avec des options de co-investissement. Petit retour terrain avec le cas de Besançon (Doubs).

Le groupe Iliad-Free poursuit le déploiement horizontal de la fibre à domicile (FTTH).

Lors de la dernière présentation de ses résultats semestriels, il revendique 3,6 millions de prises installées (donc “raccordables”) ou “en cours de déploiement sur 70 villes” (dont “l’essentiel de Paris d’ici un an”).

Fin juin, Maxime Lombardini, Directeur général du groupe Iliad-Free, annonçait le lancement “d’un appel au co-investissement sur plus de 50 communes, dont Paris, Nice, Marseille, Toulouse, Nantes, représentant près de 3 millions de prises potentielles”.

Nouvelle illustration avec les travaux dans l’agglomération de taille moyenne de Besançon (Doubs).

Selon l’édition de L’Est Républicain en date du 6 septembre, “les travaux ont débuté par Planoise, quartier qui, avec ses plus de 20 000 habitants, présente la densité de clientèle potentielle la plus alléchante en habitat vertical donc plus simple d’accès pour commencer à rentabiliser l’investissement”, précise le quotidien régional.

Dans cette zone située entre le parc des expositions et le CHU, des entreprises sont présentes à travers la Zone Lafayette (classée en Zone Franche Urbaine).

On y trouve notamment Parkeon (billétique, monétique des transports et du stationnement).

Pour séduire les opérateurs, la municipalité a mis en avant ses avantages pour déployer le très haut débit : réseau Lumière, qualité des infrastructures souterraines (réseau d’égout visitable pour tirer le câble de 744 fibres à moindre coût), son office public municipal HLM (5600 logements)…

Jean-Louis Fousseret, maire (PS) de Besançon, s’est impliqué personnellement dans le dossier THD.

“J’ai personnellement sensibilisé les opérateurs de fibre possibles”, expliquait l’élu local dans un discours datant de novembre 2009.

“Il y en a plusieurs, en leur expliquant qu’on s’engagerait à les aider pour faire en sorte que, entre autres dans les immeubles collectifs, ils aient accès aux ressources de câblage et qu’on puisse avoir la fibre optique un maximum à Besançon, car, effectivement, c’est l’avenir.”

(Image Google Maps :  quartier de “Planoise”, Besançon)

FTTH : une migration massive d’abonnés à partir de 2011

Au niveau national, le groupe Iliad-Free compte aligner 4 millions de prises raccordables d’ici fin 2012.

L’opérateur télécoms prévoit une “accélération du déploiement vertical dès fin 2010” avec le déploiement multi-fibre sur la base des accords de mutualisation.

Free a payé des accords pour être opérateur d’immeuble dans 380 000 foyers et des accès à un parc de 700 000 foyers raccordés par Orange et SFR.

Il évoque également “une migration significative d’abonnés à partir de 2011” (avec “plusieurs dizaines de milliers d’abonnés FTTH raccordés fin 2010”).

En 2010, Iliad-Free affiche son intention d’investir 200 millions d’euros en 2010 pour poursuivre le déploiement FTTH (montant similaire pour 2011).

Dossier spécial : Fibre optique : la ruée vers le très haut débit


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