Free-Wanadoo : retour à la normale pour les internautes

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Le conflit avec France Télécom qui avait amené Free à couper ses serveurs aux abonnés de Wanadoo a pris fin, techniquement parlant. L’opérateur historique s’est engagé à élargir le lien d’échange comme le réclamait Free. Parallèlement, les protagonistes se sont engagés dans des négociations commerciales. En espérant qu’elles aboutiront afin d’éviter qu’une telle mésaventure ne se reproduise.

Entre Free et France Télécom, tout est rentré dans l’ordre. Du moins, pour les abonnés de Wanadoo, essentiellement, qui ont de nouveau accès aux services (sites web, e-mail, téléchargements…) hébergés chez Free depuis la nuit dernière. La situation s’est débloquée en fin de journée, mardi 21 janvier, quand France Télécom s’est engagé à élargir le lien de peering (les échanges de flux de données interopérateurs) de 1 à 2,5 Go. La mise à niveau devait avoir lieu à 17 heures aujourd’hui, mercredi 22 janvier. Face à cet engagement, Free a retiré son filtre “anti-Wanadoo”.

“Nous n’avons pas souhaité pénaliser les clients de Wanadoo”, explique-t-on du côté de Free, “mais nous avons cherché à soulager nos serveurs pour rétablir la qualité de service qu’exigent nos clients.” Comme en témoignent nombre de messages dans nos forums, il est vrai que les abonnés à Free étaient de plus en plus nombreux à se plaindre des ralentissements dus à l’encombrement du réseau. Cela était d’autant plus dommageable que Free avait effectué sa demande depuis plus de deux mois auprès de France Télécom. Comme l’écrit l’auteur du site Peering, “le black-listage des Wanadiens chez Free (méthode extrême mais semble-t-il nécessaire) aura donc porté ses fruits”.

Une facturation injustifiée

Si la situation est rétablie pour les internautes, elle n’est pas tout à fait débloquée du côté des deux opérateurs. Des négociations commerciales sont engagées pour définir clairement les droits et devoirs de chacun. Free évoque vaguement une facturation injustifiée de la part de France Télécom sur le trafic. L’opérateur historique rétorque que la facturation ne vient pas du peering mais de “l’utilisation d’une quote-part de surface” du PARIX, le point d’interconnexion de France Télécom (ou GIX) hébergé par la société TeleHouse. Bref, la situation est loin d’être transparente et, évidemment, les deux opérateurs ne sont pas très bavards sur le sujet. Techniquement, les deux protagonistes se sont mis d’accord dans l’urgence mais que se passera-t-il s’ils ne s’entendent pas ? Une affaire à suivre, donc…


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