Les représentants d’Orange, Neuf Cegetel, Iliad (Free) et Numéricâble s’étaient donnés rendez-vous ce mercredi 27 février matin, à l’occasion de l’ouverture du FTTH Council. Ce salon européen autour de la fibre optique ouvre ses portes pour deux jours à Paris pour évoquer l’avancée des réseaux à très haut débit (100 Mbit/s actuellement) qui succèdent aux technologies xDSL sur paire de cuivre.
On y apprend ainsi qu’avec 11 millions de foyers raccordés à la fibre, le Japon est le champion du très haut débit. Les Etats-Unis suivent avec 2 millions d’utilisateurs. L’Europe arrive dernière avec seulement 1 millions de prises actives pour 4,9 millions de foyers éligibles.
A cette occasion, l’Idate a fait le point sur le déploiement du FTTH en Europe et particulièrement en France. L’institut spécialisé dans les réseaux télécom y recense environ 500 000 logements raccordables. Parmi les opérateurs ADSL, Free mène la danse avec ses 241 000 prises optiques, suivi d’Orange (146 000) au coude à coude avec Neuf Cegetel (120 000). Mais c’est Numéricâble et ses 2 000 000 de foyers câblés qui présente le plus fort potentiel de déploiement.
L’ADSL concurrent de la fibre
Si la France se distingue de nombre d’autres pays par la présence de tous les opérateurs (ou presque) sur le marché de la fibre optique à domicile, elle se remarque aussi par son faible taux de conversion. Seulement 8,5 % des internautes éligibles au très haut débit choisissent de basculer. Soit 43 000 abonnés environ. Le taux le plus faible d’Europe parmi les pays les plus avancés. La Norvège (60 %), la Suède (44 %), l’Italie (13 %), la Finlande (18 %) et le Danemark (13 %) totalisent 86 % des connexions FTTx (la fibre jusqu’au domicile ou jusqu’au pied de l’immeuble) en Europe.
La cause de ce retard? L’ADSL triple play à des tarifs parmi les moins chers d’Europe et qui a généré 15 millions d’abonnements est souvent évoqué. Mais la France a pris le train du très haut débit. L’Idate note une progression des équipements de 547 % par mois en 2007. Et les initiatives des collectivités locales pour déployer des réseaux optiques accompagnent les projets des opérateurs privés.
Et les discussions sur la mutualisation des réseaux et l’exploitation des fourreaux de France Télécom sont bien engagés comme l’a rappelé Paul Champsaur, le président de l’Arcep (Autorité de régulation des communications électroniques et des postes) dans son discours. Le régulateur rendra d’ailleurs bientôt les résultats de la consultation publique lancée à l’été 2007 autour de l’analyse des marchés du réseau de nouvelle génération.
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Derniers commentaires
One Response to FTTH Council : La France mauvais élève de la fibre optique en Europe-
Le 28 février 2009 à 12:05 par Donzup
Les foyers qui se voient proposer la fibre sont ceux qui bénéficient déjà d’une connexion ADSL de très grande qualité, dont ils n’utilisent au mieux que 10% du débit !
On leur propose quelque choise de 10 fois plus rapide, normal que ça ne les intéresse pas beaucoup !
LEs foyers qui sont éloignés de leurs NRA, en banlieue ou loin des grandes ville sauteraient sur la fibre si on la leur proposait. Ne vaudrait-il pas mieux dépenser un peu plus pour fibrer ces foyers, qui prendraient un abonnement, plutôt que de dépenser moins, mais à perte, pour des foyers qui n’en ont pas besoin ?