Futur Telecom veut affiner ses offres en fonction des professions

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L’opérateur, qui propose des solutions fixes et mobiles pour les TPE-PME, veut étoffer son réseau de distributeurs et attaquer des segments métier.

Futur Telecom, opérateur télécoms virtuel pour les petites et moyennes entreprises, fête ses dix ans mais il n’est plus indépendant. En 2005, il a intégré le giron du groupe SFR.

De plus, le management a changé. Ainsi, le fondateur Patrick Gentemann est parti sur une aventure dans la téléphonie mobile low cost à l’international (Call in Europe). Et Gilles Brunschwig, ex-responsable réseau chez Neuf Cegetel, a pris les fonctions de directeur général de Futur Telecom en février dernier.

Spécialiste du segment TPE-PME, il propose à la fois des offres de téléphonie fixe et mobile et depuis un an des services de courrier électronique. Son offre va s’adapter à divers corps de métier, notamment dans le domaine du transport.

“Par exemple, le pack ‘Avocat’  va propose aux professionnels du droit une tarification spéciale et les fonctionnalités que l’ont met en avant sont celles adaptées à leurs besoins. Il sera déployé courant 2009”, explique Gilles Brunschwig, directeur général de Futur Telecom depuis le mois de février.

“Les avocats peuvent dicter une note à leur téléphone portable et l’envoyer par e-mail à leur secrétaire et même si cette fonctionnalité existe dans d’autres offres que nous proposons, elle n’est d’habitude pas particulièrement mentionnée à nos autres clients qui n’en n’ont pas forcément l’usage”, précise-t-il.

Convergence fixe et mobile et facture unique

“Nos clients peuvent gérer et partager leurs dossiers, leurs contacts, leur agenda, leurs e-mails de leur PC ou de leur téléphone portable. Nous leur fournissons un nom de domaine. Et tout ça pour 9,90 euros par mois et par boîte mail. Ils n’ont pas besoin de réaliser de lourds investissements ni d’embaucher. Nous hébergeons et gérons le tout”, confie le directeur général de la société marseillaise.

Pour les services mobile, l’opérateur s’appuie essentiellement sur le réseau mobile de SFR à travers un accord de type Mobile Virtual Network Operator (MVNO). Mais il a besoin de regarder ailleurs pour le fixe, notamment du coté de France Telecom. “Pour le fixe, nous utilisons également le réseau d’autres opérateurs lorsque celui de SFR se révèle insuffisant dans certaines zones. Cela nous aide aussi à garder un oeil sur le marché”, commente Gilles Brunschwig.

Le point fort résiderait dans la convergence de la téléphonie fixe et mobile. L’opérateur virtuel fournit à ses clients une facture unique qu’ils soient abonnés à un ou à plusieurs de ces services. D’après Gilles Brunschwig, 35% des entreprises abonnées à Futur Telecom entrent dans cette configuration.

“Nous jouons la carte de la proximité”

L’opérateur virtuel ne propose pas de forfaits mais un abonnement mensuel auquel s’ajoute le prix des communications à la minute. “Nos clients réalisent ainsi 30% d’économies en moyenne”, glisse Gilles Brunschwig.

L’autre objectif de Futur Telecom pour l’année à venir, au-delà de la création de nouvelles offres métiers, est d’étoffer son réseau de distributeurs. L’opérateur virtuel s’appuie en effet sur environ 300 revendeurs en France pour écouler ses produits.

“Les TPE et PME fonctionnent de façon plus spontanée que les grandes entreprises, presque à l’affectif, c’est pourquoi nous voulons étendre ce tissu local de distributeurs. Nous jouons la carte de la proximité avec nos clients”, confirme Gilles Brunschwig à la tête d’une société réalisant un chiffre d’affaires de 35 millions d’euros en 2007 et forte de 13 000 entreprises clientes.


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