Google Now : une nouvelle voix pour les thermostats connectés Nest

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Les thermostats connectés de Nest s’ouvrent au contrôle vocal à travers l’assistant virtuel Google Now.

Les thermostats connectés de Nest Labs* peuvent désormais être contrôlés à la voix.

C’est l’assistant virtuel Google Now qui remplit le rôle d’interprète… sans pour autant être intégré à même le produit : il faut passer par un smartphone ou une tablette. Sur Android, il suffit de prononcer “OK Google” – ou de sélectionner l’icône “Microphone” sur le clavier tactile – pour enclencher la reconnaissance de commandes vocales comme “règle la température à 20 degrés” (uniquement en anglais pour le moment).

La fonctionnalité est également disponible pour les détenteurs d’un iPhone, mais uniquement à condition d’ouvrir l’application Google Now (ce n’est pas nécessaire sur Android). Sur les autres plates-formes, il est possible de passer par le navigateur Internet Google Chrome.

Au-delà de la technologie “Voice to Text”, Google Now apporte une dimension prédictive, en suivant par exemple la position de l’utilisateur pour ajuster la température : la diminuer lorsqu’il quitte son domicile, l’augmenter en soirée lorsque le smartphone est localisé dans la chambre à coucher…

Cette intégration marque une nouvelle étape dans le développement du programme “Works With Nest” lancé cet été avec l’objectif de positionner les produits de Nest au coeur d’un écosystème d’objets communicants. Plusieurs industriels ont déjà rejoint la boucle : Mercedes a implémenté, dans certains de ses véhicules, un système avertissant le thermostat quand l’utilisateur est sur le chemin du retour vers son domicile ; Jawbone exploite les capteurs intégrés dans ses bracelets fitness pour “réveiller” le chauffage en même temps que l’utilisateur.

Sur la liste des partenaires, ont retrouve aussi Whirlpool (électroménager), LIFX (luminaires d’intérieur), Rachio (systèmes d’arrosage) ou encore Logitech (produits électroniques). Autant d’équipements qui pourraient, à terme, être contrôlés à la voix via Google Now… avec les thermostats Nest en guise de passerelle et une intelligence artificielle tirée du Web sémantique, notamment à travers le “Knowledge Graph“.

Google renforce là sa position dans l’univers naissant des objets connectés appliqués à la domotique. Amené à exploser dans les prochaines années, ce domaine retient l’attention d’autres groupes high-tech. Illustration chez Amazon, qui s’est récemment lancé dans les assistants virtuels à domicile avec l’enceinte Echo. Celle-ci s’appuie sur 7 microphones – et sur les capacités de l’infrastructure cloud Amazon Web Services – pour répondre aux question de l’utilisateur lorsqu’il prononce le mot-clé “Alexa” (du nom de cette offre qui regroupe la dimension Web analytics).

Microsoft travaille aussi sur la voix, mais dans un autre contexte. En l’occurrence, avec l’assistant virtuel Cortana (concurrent de Google Now) et avec un service de traduction en temps réel pour le logiciel de VoIP Skype. Sur le volet des usages professionnels, IBM propose l’offre cloud Watson Analytics, capable de comprendre les questions formulées en langage naturel. Ouvert au public en mode freemium, le service automatise la préparation des données, leur visualisation et leur analyse.

* Nest Labs exerce en tant que filiale de Google, qui l’a rachetée en début d’année pour 3,2 milliards de dollars. En valeur absolue, c’est la deuxième plus grosse acquisition du groupe Internet après celle de Motorola Mobility pour 12,5 milliards de dollars.

                                 Des thermostats… et des détecteurs de fumée
L’offre de Nest Labs comprend un autre objet connecté baptisé Nest Protect. Ce détecteur de fumée et de monoxyde de carbone a retenu l’attention d’Allianz. La société d’assurances d’origine suisse va proposer à ses clients français d’en acquérir un exemplaire pour 109 euros TTC. Nest Protect sera offert aux 2500 premiers propriétaires qui souscriront, par Internet, un contrat d’assurance habitation. En sachant qu’à compter du 8 mars 2015, tous les logements en France devront être équipés d’au moins un détecteur de fumée.

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Crédit photo : Nest Labs


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