GPS : Galileo doit repartir sur de nouvelles bases

Mobilité

L’émergence du système de radionavigation par satellite supervisé par
l’Union européenne est compromise. La question des modalités du financement 100%
public est en suspens.

Le 8 juin à Luxembourg, le Conseil des 27 ministres européens des transports a entériné l’échec des négociations pour un financement privé du système de radionavigation par satellite Galileo. Néanmoins, ce projet d’alternative européenne au GPS (Global Positioning System) américain est maintenu et le financement devra donc être entièrement public.

Les industriels n’ayant pas donné suite à l’ultimatum fixé au 10 mai, la Commission européenne et le Conseil européen ont décidé de se passer des industriels choisis au départ et d’opter pour un financement 100% public.

Néanmoins, la décision finale a été reportée aux 1er et 2 octobre prochain, charge à la Commission Européenne de faire des propositions d’ici-là. L’ardoise va se voir alourdie de 2,4 milliards d’euros, la date de mise en service de Galileo étant désormais envisagée en 2012.

Un milliard d’euros ont déjà été injectés dans le projet Galileo jusqu’à présent. Alors qu’une nouvelle version du GPS américain est sur les rails et la Chine travaille également sur son propre système.

Sérieux retard à l’allumage

Rappelons quelques points historiques liées à l’errement du projet Galileo : en 2005, un consortium de groupes industriels avait été réuni pour mettre en place le service GPS à compter de 2008 (finalement, l’échéance a été reportée à 2011).

Dans ses rangs, on trouvait le groupe européen EADS, les français Thales et Alcatel, le britannique Inmarsat, l’italien Finmeccanica, les espagnols Hispasat et Aena. Malheureusement, des dissensions sont apparues entre les membres du consortium , notamment sur la répartition des tâches et les termes de la concession de vingt ans qui devait leur être accordée pour l’exploitation de Galileo.

La balle est maintenant dans le camp des pays membres de l’UE. Pour l’instant, un seul satellite a été lancé, sur quatre financés. L’envoi dans l’espace du deuxième a échoué en même temps que celui de son lanceur à l’automne 2006. Outre l’indépendance vis-à-vis des Américains, les Européens gagneraient en précision, leur système reposant sur 30 satellites contre 24.


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