Happycar lève 2,6 millions d’euros sans Rocket Internet

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La start-up allemande Happycar, qui exploite un comparateur d’offres de location de voitures, boucle un nouveau tour de table… sans Rocket Internet, sorti du capital.

Creathor, HR Ventures, NWZ Digital, TruVenturo, Capnamic Ventures… Happycar a su fidéliser ses investisseurs.

Un an après avoir accompagné la start-up dans un tour de table de 1,35 million d’euros*, les cinq fonds allemands remettent au pot. Ils participent – aux côtés d’autres souscripteurs qui ne souhaitent pas dévoiler leur identité – à une levée de capital de 2,6 millions d’euros.

Seul Global Founders Capital manque à l’appel. La branche capital-risque de Rocket Internet a, selon le site spécialisé Gründerszene, revendu sa participation (1,5 %), le groupe allemand ayant mis ses billes dans une société concurrente, rompant un contrat d’exclusivité signé avec Happycar.

Il reste toutefois de la fibre Rocket Internet : la société allemande, qui sert à la fois d’usine à start-up, d’incubateur et de holding d’investissement, a soutenu le développement de Zalando, dont l’ancien responsable Pologne et Royaume-Uni (Robert Schütze) est aujourd’hui CEO de Happycar.

Qui est le moins cher ?

Nous laissant d’abord entendre que la rentabilité a été atteinte, la jeune pousse – fondée en 2013 et basée à Hambourg avec 35 employés – indique finalement ne pas souhaiter communiquer sur ce point.

Elle n’entre pas non plus dans les détails concernant le modèle économique de son métamoteur pour la comparaison d’offres de location de voitures.

Il est bien précisé, dans les conditions générales d’utilisation, que Happycar n’intervient qu’en tant que « médiateur » faisant la passerelle avec un millier d’agences et de courtiers partenaires à travers le monde.

La prestation de services va toutefois plus loin qu’une simple mise en relation. Le client se voit en l’occurrence proposer des assurances si le loueur qu’il choisit n’en intègre pas lui-même une dans son offre.

Expérience client

Des références comme Avis, Hertz et Europcar côtoient des acteurs locaux sur cette plate-forme déclinée en six langues.

Le premier marché ouvert après l’Allemagne fut les Pays-Bas, en mai 2013. La France, l’Espagne et l’Italie avaient suivi au mois de décembre. Un an plus tard, la Pologne s’était ajoutée sur la liste.

Même si la Suisse est sur la feuille de route, Happycar assure vouloir d’abord renforcer sa présence sur ses marchés d’implantation. Sachant que sa plate-forme permet déjà de réserver des véhicules dans le monde entier, en fonction des agences.

Il est également question d’améliorer l’expérience client, avec un focus sur la sphère pré-réservation et tout ce qui concerne le « service après-vente ».

Le mobile ? On verra

Pour ce qui est d’une application Android en complément à celle disponible sur iOS, on repassera : aucune échéance de définie pour l’heure. Il faut dire que le mobile ne représente encore qu’un quart des réservations effectuées sur Happycar (16 % sur des smartphones ; 9 % sur des tablettes), selon des données internes collectées entre le 1er septembre 2015 et le 31 août 2016.

Sur la partie moteur de recherche, on gardera à l’esprit que les prix affichés n’incluent pas nécessairement d’éventuelles prestations complémentaires de type siège enfant, porte-bagages, GPS ou pneus d’hiver… à payer en sus auprès du loueur.

Les tarifs varient par ailleurs en fonction de l’assurance choisie. On consultera la FAQ pour plus d’informations, notamment sur le franchissement des frontières et les possibilités de restitution des véhicules en dehors des heures d’ouverture.

* Un bouquet de business angels avaient participé à cette levée de fonds, dont les CEO respectifs de Dreamlines (agence de croisières), Hotelscan (comparateur de prix d’hébergements) et HouseTrip (un « Airbnb des locations de vacances »).


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