Huawei, Qualcomm et T-Mobile s’investissent dans la VoLTE

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Huawei, Qualcomm et T-Mobile ont exploré le principe de la VoLTE pour assurer le transfert sans coupure de la voix et de la vidéo sur IP entre les réseaux 3G et 4G.

Huawei, Qualcomm et T-Mobile ont mutualisé leurs compétences pour assurer le transfert, sans coupure, des signaux voix et vidéo sur IP entre les ondes 4G LTE et 3G UMTS.

L’équipementier réseaux, le fabricant de semi-conducteurs et l’opérateur télécoms ont basé leurs travaux sur le principe dit de la “Voice over LTE” (VoLTE).

Silicon.fr note que cette technologie implique une commutation instantanée, transparente pour l’utilisateur, comme c’est actuellement le cas entre la 2G et la 3G.

Cette capacité de transmission sans coupure tient à l’implémentation du protocole SRVCC (Single Radio Voice Call Continuity), en respect des standards 3GPP, de l’organisme du même nom, chargé d’établir les spécifications techniques des réseaux mobiles.

La bascule depuis les fréquences 4G était déjà effective, mais elle requérait jusqu’alors un circuit électronique dédié.

C’est ce composant que Qualcomm est parvenu à intégrer dans sa puce Snapdragon S4 MSM8960.

Il s’agit en l’occurrence d’un processeur multimode 3G/LTE de type SoC (“System on a Chip”, descriptif d’un format tout-en-un) qui prend en charge sept modes de communication :  LTE FDD et TDD, UMTS, EV-DO, CDMA 1x, TD-SCDMA et GSM/Edge.

Le tout avec une bande passante de 160 Mbit/s, dont le HSPA+ à 84 Mbit/s.

Les premières expérimentations, couronnées de succès bien que limitées aux appels téléphoniques, remontent à fin 2011, sur un réseau Ericsson.

Voici le concept ouvert à la visioconférence, avec cette particularité de combiner le SRVCC et le CSFB (Circuit-Switched Fallback), du nom de ce fameux circuit jusqu’alors indispensable pour effectuer la bascule LTE/UMTS.

Avec le franchissement de ce nouveau palier d’intégration, les smartphones devraient pouvoir s’affiner et gagner en autonomie.

Côté opérateurs, le bénéfice est tout trouvé : décharger les réseaux 2G/3G, voire libérer certaines bandes de fréquences.

En ce sens, T-Mobile, qui a contribué au projet via sa branche autrichienne, ne cache pas son ambition d’étendre au plus vite le concept à l’Europe.

Crédit image : Brailescu Cristian – Shutterstock.com


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