IBM dévoile les trois clés du PowerPC 970FX

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La seconde génération de processeurs PPC 970 d’IBM, intitulée FX, ne mesure que 1 centimètre de côté ! La puce adopte une technique de régulation d’énergie en fonction de la puissance demandée.

La ligne de front qu’IBM semble en train de créer sur le marché des semi-conducteurs se dessine de mieux en mieux au fil des jours. Big Blue présentera cette semaine, à l’occasion de l’ISSCC (International Solid-State Circuit Conference), deux de ses derniers processeurs : d’un côté le Power5, une puce destinée à ses grands serveurs ; de l’autre, le PowerPC 970FX, un processeur d’à peine plus d’un centimètre de côté, à destination de petits serveurs et de machines de bureau. Le premier retiendra l’attention en raison de sa parenté avec les futurs processeurs susceptibles d’être embarqués dans les Mac. Quant au second, il s’agit de la deuxième génération du G5 (voir édition du 9 mai 2003), le processeur qui équipe le PowerMac du même nom. IBM a livré les clés des performances de cette dernière puce en précisant que le procédé technologique utilisé mêlait trois techniques : du silicium étiré, du silicium sur isolant (SOI) et du câblage au cuivre. Cet amalgame doit permettre au fondeur de produire des puces consommant peu d’énergie et développant une grande puissance de calcul. C’est le PowerPC 970FX qui sera le premier microprocesseur à utiliser ce procédé. Doté de 58 millions de transistors, il est actuellement en cours de fabrication à un niveau de finesse de 90 nanomètres au sein de l’atelier de production d’IBM à East Fishkill, dans l’Etat de New York. Une telle finesse de gravure doit permettre à la firme de doubler le nombre de puces obtenues sur chaque wafer de silicium de 30 centimètres de diamètre, comparativement au précédent G5 !

Puissance à la demande

Si son prédécesseur demande beaucoup d’énergie et dégage beaucoup de chaleur, les ingénieurs d’IBM ont intégré au PowerPC 970FX une autre nouveauté : un adaptateur de la consommation en fonction de la puissance demandée, Intitulé PowerTune. Il s’agit en fait d’un mélange complexe de gestion des ressources énergétiques consommées par les transistors et de contrôle de la fréquence, ainsi que du voltage de la puce. Selon nos confrères de TechWorld.com, le processeur serait en mesure de faire varier sa consommation en fonction des tâches demandées plusieurs milliers de fois par seconde, ce qui lui permettrait d’abaisser sa consommation globale. L’ensemble des caractéristiques de cette puce donne une idée de ses applications possibles : le PowerPC 970FX est tout aussi bien capable d’embarquer à bord de serveurs que d’appareils de communication nécessitant de traiter des opérations sur 64 bits. Surtout, le processeur semble pouvoir être utilisé par Apple dans une très grande partie de ses gammes d’ordinateurs. Si la firme a bien indiqué que ses Xserve embarquaient déjà cette puce à une cadence de 2 GHz (voir édition du 8 janvier 2004), la rumeur court sur Internet que des fréquences de 2,5 mais aussi de 1,4 GHz seraient également à l’ordre du jour. Et quelques experts, comme Peter Glaskowsky de MDRonline.com, de préciser qu’à cette dernière cadence, ce G5 pourrait fort se retrouver dans un PowerBook (voir édition du 10 février 2004). Reste que pour le moment, ni le portable professionnel d’Apple, ni son PowerMac ne semblent devoir être mis à jour, même si IBM est désormais en mesure de doubler la production de G5.


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