IBM et Oracle défient SQL Server

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Pour contrer le succès de SQL Server, la base de données de Microsoft, sur le segment des PME-PMI, tant IBM qu’Oracle simplifient l’utilisation de leur propre produit et lancent une offensive tarifaire.

Les principaux éditeurs de bases de données se livrent actuellement à une offensive de charme auprès des PME-PMI. Après Oracle la semaine dernière, c’est aujourd’hui au tour d’IBM d’annoncer un nouveau rabais sur la version dite Express, c’est-à-dire adaptée aux contraintes spécifiques de ce marché, de son SGBD DB2 lancé en juin. L’éditeur le propose désormais à 3 899 dollars pour un nombre illimité d’utilisateurs. C’est la première fois qu’IBM propose une option tarifaire pour un nombre illimité d’utilisateurs. Celle-ci cohabite toutefois avec un tarif par utilisateur enregistré, fixé à 624 dollars par serveur et à 124 dollars par utilisateur. Optimisé pour fonctionner sur les serveurs biprocesseurs, DB2 UDB Express Edition, aux dires d’IBM, diffère de la version standard essentiellement par l’automatisation de la procédure d’installation et de paramétrage et non par une dégradation des fonctionnalités proposées. Il est disponible sous Linux et Windows.

A moins que l’alternative Open source

La semaine dernière, le leader des bases de données, Oracle, faisait une annonce similaire, proposant lui aussi une version destinée aux PME-PMI de son produit phare, baptisée Oracle Standard Edition One. Elle est proposée à 6 000 dollars pour un nombre illimité d’utilisateurs mais ne fonctionne que sur des machines monoprocesseurs. De même, Oracle propose une tarification par utilisateur de 195 dollars avec un minimum de cinq utilisateurs. Elle est disponible pour Windows, Linux et Solaris, l’Unix de Sun Microsystems. Pour IBM comme pour Oracle, il s’agit avec ces offensives tarifaires de forcer la porte des entreprises du midmarket qui constituent le segment le plus demandeur pour ce type de produits et sont donc, pour eux, un axe de croissance primordial. Or ces entreprises ont plutôt tendance à porter leur choix sur le produit de Microsoft, SQL Server, un produit qui a été spécifiquement conçu pour elles. En témoignent les récentes études de marché des cabinets tels que IDC ou le Gartner Group qui tous soulignent des taux de croissance du produit de Microsoft supérieurs à ceux d’IBM et d’Oracle et, parallèlement, la concentration du marché autour de ces trois acteurs (voir édition du 11 mars 2003). A moins que ce scénario trop bien rodé ne soit modifié par le succès de l’alternative Open source proposée par MySQL AB, présent depuis peu en France, qui propose des licences commerciales pour son produit éponyme à 450 dollars par serveur, sans limitation d’utilisateurs (voir édition du 15 avril 2003).


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