IBM intègre Twitter dans ses services analytiques

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Plusieurs solutions de big data analytique proposées par IBM incorporent désormais une source de données supplémentaires : Twitter.

En octobre 2014, IBM officialisait un partenariat d’envergure avec Twitter : le groupe informatique allait intégrer, dans ses services analytiques, les données issues du réseau social.

Plusieurs jonctions sont désormais opérationnelles. En première ligne, les quelque 4000 consultants du réseau IBM Global Business Services, qui peuvent exploiter Twitter pour enrichir leurs prestations de conseil auprès des clients de la firme. Avec un objectif : aider à la prise de décisions en prédisant notamment les tendances du marché, à travers l’analyse de la perception des consommateurs sur marques et produits.

« De nombreuses décisions business reposent sur des données internes comme les ventes, la promotion et l’inventaire. Maintenant, avec [nos] données, les retours des clients peuvent être facilement incorporés dans la prise de décision », explique Chris Moody, vice-président de la stratégie des données chez Twitter.

Ce partenariat repose pour partie sur les technologies de Grip. Twitter avait racheté, en avril 2014, cette société américaine spécialisée dans la vente d’analyses thématiques générées via les données collectées pour les compte d’acteurs souhaitant identifier les comportements d’une cible particulière.

IBM établit également des synergies avec son PaaS BlueMix et sa solution Watson Analytics. Les informations de Twitter seront par ailleurs accessibles sur la plate-forme Hadoop de Big Blue, via les systèmes préconfigurés BigInsights on Cloud. Dans le cadre de son annonce, la multinationale a donné l’exemple d’un acteur de la finance qui exploite cette nouvelle offre à ses traders de mieux suivre les entreprises avec lesquelles ils travaillent.

Il est également question de connecter Twitter au service ExperienceOne, dédié à la gestion de la relation client. Diverses offres verticales suivront, à destination des banques, du retail ou encore des transports.

Dans tous les cas, les quelque 500 millions de tweets postés chaque jour ne constitueront une valeur ajoutée que s’ils sont recoupés avec des millions d’autres sources, publiques ou privées et localisées en interne comme en externe. IBM pourrait d’ailleurs être tenté de se rapprocher d’autres médias sociaux ou plates-formes communautaires pour améliorer ses outils décisionnels.

Crédit photo : Sisacorn – Shutterstock.com


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