IBM Verse : l’e-mail entre analytique et intelligence artificielle

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IBM lance une solution de messagerie électronique qui s’appuie sur des outils analytiques pour améliorer le tri et la gestion des e-mails.

Google et son service Inbox lancé fin octobre en bêta privée, Microsoft avec la fonctionnalité Clutter mise à disposition des utilisateurs d’Office 365 en entreprise : les éditeurs se bousculent au portillon pour améliorer la gestion des e-mails.

IBM suit la tendance et creuse, comme ses homologues, la dimension de personnalisation, dans l’optique de faire ressortir, pour chaque utilisateur, les éléments réellement “importants”, éventuellement additionnés de contenus à valeur ajoutée. Dévoilée ce mardi, l’offre de Big Blue – baptisée Verse – a cette particularité de s’appuyer à la fois sur des outils analytiques et de l’intelligence artificielle pour dépasser la triangulaire “traditionnelle” expéditeur – sujet – dossier.

A l’instar d’Inbox et d’Office 365 avec Clutter, Verse ne s’active pas immédiatement : il prend le temps d’étudier les habitudes des utilisateurs, tout en intégrant la problématique des droits d’accès éventuellement définis par l’entreprise. Et son interface ne se limite pas à l’e-mail : IBM a opté pour une centralisation des canaux de communications et des outils de productivité (courriels, réunions, agendas, partage de fichiers, discussion instantanée, réseaux sociaux…).

Le cloud est mis à contribution non seulement pour assurer une continuité entre les terminaux (on reprend là où on s’était arrêté, à l’image de ce que propose Apple avec iCloud), mais aussi pour fournir les capacités d’analyse nécessaires au maillage des contacts. C’est notamment en déterminant les connexions entre faits et individus que Verse va faire remonter, en tant réel, les sujets qui constituent des priorités pour l’utilisateur – sachant qu’un Top 5 est mis en avant.

IBM n’exclut pas de monter, dans une prochaine version, des passerelles avec le supercalculateur Watson, dont les capacités d’intelligence artificielle ont dernièrement été déclinées dans le cloud. A la clé, la possibilité de poser des questions en langage naturel, y compris avec un certain niveau d’abstraction, et d’obtenir en quelques secondes des réponses stratégiques.

Si l’e-mail est au coeur de la conception que Google, IBM et Microsoft se font de la productivité, d’autres estiment que la réflexion doit plutôt s’articuler autour des tâches et des idées, auxquelles on rattache ensuite des éléments de type pièces jointes. Des “pure players” du cloud comme Dropbox ont retenu cette approche en organisant le travail collaboratif autour des fichiers.

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Crédit illustration : Juergen Priewe – Shutterstock.com


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