IBM veut rendre ses serveurs autonomes

Cloud

Permettre à un serveur d’évoluer de façon autonome en fonction de ses besoins et de son environnement, tel est l’objectif d’IBM au travers d’eLiza, un projet programmé sur plusieurs années. Destiné avant tout aux serveurs, eLiza est censé répondre à la fois à la future pénurie de ressources humaines et à la charge grandissante du réseau mondial.

C’est aujourd’hui qu’IBM doit présenter officiellement son projet eLiza à l’occasion du eServer Analyst Symposium qui se tient à Palisades (New York). Objectif : éliminer au maximum les interventions humaines dans la gestion des serveurs. Autrement dit, rendre autonomes les ordinateurs en les laissant décider en temps réel de leur évolution en fonction de l’environnement auquel ils sont confrontés. Sans aller jusqu’à atteindre l’intelligence d’un HAL façon 2001 l’Odyssée de l’espace, les serveurs seront capables de sauvegarder eux-mêmes leurs données au moindre incident détecté, de se reconfigurer en fonction des nouveaux programmes et données, tout en conservant de hauts niveaux de sécurité afin d’être capables de s’adapter face à une attaque ou une intrusion illicite.

Un budget colossal

Une autonomie qui passe par le développement d’une nouvelle architecture logicielle et matérielle destinée aux périphériques, serveurs, mainframes et systèmes hébergés. Les ordinateurs personnel (de bureau, portables, etc.) ne sont pas concernés. Les logiciels seront notamment des middlewares, des applications systèmes capables de tourner sur les plates-formes du marché, Windows et Unix/Linux essentiellement. Un projet de grande envergure, au budget colossal (on parle de plusieurs milliards de dollars) programmé sur plusieurs années et qui fait intervenir des centaines de chercheurs internationaux, notamment ceux d’Israël (Haïfa) et d’Allemagne (Boebligen).

Selon un porte-parole de Big Blue, le projet eLiza est censé répondre à la future pénurie de ressources humaines. D’ici 2004, il manquera 2 millions de techniciens informatiques dont la moitié aux Etats-Unis, selon le ministère du Commerce américain. Au delà de cette estimation discutable (la Net-économie américaine a licencié environ 400 000 employés depuis le début de l’année), il s’agit aussi de simplifier la gestion d’un réseau mondial dont l’activité va aller en s’amplifiant tant à travers l’usage de nouvelles technologies que l’arrivée grandissante de nouveaux utilisateurs. Un projet qu’hébergeurs et fournisseurs d’accès, notamment, devraient suivre avec attention.


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur