Insiteo est une start-up française, qui développe et vend à travers le monde une technologie innovante de géolocalisation « indoor », donc à l’intérieur des bâtiments.
« Notre métier, c’est de concevoir des briques logicielles, des API, destinées à s’intégrer dans des applications, pour repérer des utilisateurs par la géolocalisation indoor« , explique Pierre Varrod, Directeur marketing d’Insiteo.
Les grands lieux publics utilisent ses technologies pour développer des applications mobiles contenant une carte interactive des lieux, permettant à leurs visiteurs de facilement se déplacer et bénéficier de divers services.
Ces logiciels accompagnent des appareils physiques installés dans ces lieux publics : des réseaux Wi-Fi ou même de simples bornes Wi-Fi non reliées au Net, qui servent de points de repère pour les smartphones.
« Pour aller un pas plus loin, notre métier est de transformer la géolocalisation en une plate-forme de services » assure le cofondateur, qui décrit les nombreuses applications de ces technologies.
« A l’origine, on se disait : la géolocalisation ça sert à quoi ? Elle n’est utile que quand on est dans un lieu que l’on ne connaît pas, et on répond à trois questions : où suis-je, où se trouve ce que je cherche, et comment j’y vais ? »
Tout en poursuivant : « Mais depuis, on a trouvé d’autres questions à traiter. Par exemple, où se situent mes enfants ? Comment leur dire où je suis ? Ou encore des offres promotionnelles géolocalisées, ce qu’on appelle du « geofencing. » Et pour le gestionnaire du site, il peut répondre à la question de savoir comment circulent les gens. C’est du datamining, que l’on fait aussi. »
La technologie s’est toujours bien intégrée aux téléphones Android. Elle est enfin acceptée sur l’App Store d’Apple.
Après deux ans de tractations et les discussions étaient ponctuées d’adaptations techniques diverses.
« On a aussi des sites industriels, qui ont besoin de systèmes pour la protection des travailleurs isolés. Les salariés qui travaillent seuls, en particulier la nuit, sont souvent équipés d’un système dit « d’homme mort » qui détecte les signes vitaux, s’ils ne bougent plus, les chutes… et bien sûr, où ils se trouvent. C’est d’ailleurs une de ces usines qui a été notre première cliente. »
Le modèle économique n’est pas encore stabilisé, nous assure l’entrepreneur.
Mais la technologie coûterait « quelques milliers d’euros par an pour un petit centre commercial par exemple. »
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