Intel chausse les lunettes connectées de Composyt Light Labs

Régulations
intel-composyt-light-labs

Intel confirme ses ambitions dans le domaine des lunettes connectées en rachetant Composyt Light Labs, une start-up suisse spécialiste en la matière.

La fin du programme Google Glass Explorer aurait-elle libéré Intel ?

Le leader mondial des semi-conducteurs vient d’officialiser une nouvelle acquisition stratégique dans le domaine des objets connectés. Bouclée fin décembre, l’opération porte sur Composyt Light Labs. Cette start-up issue de l’École polytechnique fédérale de Lausanne (EPFL) s’est fait connaître en développant une technologie d’affichage portable ultra-compact. Laquelle peut être intégrée sur des montures de lunettes standard ou portées dans le cadre d’une prescription optique.

Fondé en juillet 2014 au sein du laboratoire des dispositifs photoniques appliqués de l’EPFL, Composyt a bénéficié du soutien financier de Venture Kick, du nom de ce projet qui vise à favoriser l’émergence d’entreprises issues du monde universitaire suisse. Gratifiée d’une enveloppe de 130 000 francs suisses (131 000 euros), la jeune pousse a poussé les portes de l’international et a remporté plusieurs distinctions avec son produit orienté prioritairement sur les usages professionnels.

Le design n’est effectivement pas la première préoccupation de Composyt, qui préfère mettre en avant une technologie d’affichage brevetée couvrant un champ de vision de plus de 40 degrés. Ses lunettes exploitent en fait un microprojecteur laser (conçu par Lemoptix, autre start-up née à l’EPFL) qui diffuse les images sur une lentille transparente recouverte d’un revêtement “holographique” reflétant l’information visuelle vers l’œil.

Cofondateur de Composyt Light Labs aux côtés de Christophe Moser, Eric Tremblay et David Ziegler, Mickaël Guillaumée précise au quotidien Le Temps qu’Intel ne compte pas conserver la marque. Les quatre associés resteront quant à eux basés dans les locaux de l’EPFL.

Intel réalise là une nouvelle manoeuvre stratégique dans sa conquête de l’Internet des objets. Le fondeur avait déjà racheté, l’année passée, le fabricant de montres connectées Basis Science. Il avait également mis ses billes dans Recon Instruments, firme canadienne spécialisée dans les technologies d’affichage tête haute (HUD, pour “Head-Up Display”). Tout en s’associant à des sociétés comme Luxottica, fabricant de montures haut de gamme de luxe et de sport sous les marques Ray Ban et Oakley.

Plus récemment, Intel est monté à 30 % du capital de Vuzik, un spécialiste des lunettes connectées. Du 6 au 9 janvier, le CES de Las Vegas aura été l’occasion de présenter des solutions élaborées en interne, comme le SoC Quark SE, destiné aux fabricants de produits électroniques “à porter sur soi” (“wearable technologies”) et assorti d’une plate-forme de développement baptisée Curie.

—— A voir aussi ——
Quiz ITespresso.fr : incollable sur Intel ?

Crédit photo : Kobby Dagan – Shutterstock.com


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur