Interpol met des bâtons dans les roues d’Anonymous

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Groupe hacktivistes Anonymous

Interpol ponctue son opération Unmask d’un coup de filet : l’arrestation de 25 hackers proches d’Anonymous, auteurs présumés d’une série d’attaques à l’encontre des gouvernements espagnol et colombien.

Lancée à l’initiative d’Interpol des suites d’une série de cyber-attaques perpétrées à l’encontre du ministère colombien de la Défense, l’opération Unmask s’est conclue sur un coup de filet d’envergure.

En l’occurrence, l’interpellation de 25 pirates informatiques liés au groupe de hacktivistes Anonymous.

Les investigations menées en Argentine, selon toute vraisemblance le noyau du système, ont débouché sur l’arrestation de 10 suspects.

Six individus soupçonnés de s’en être pris à la compagnie chilienne d’électricité Endesa ont par ailleurs été placés en détention, au même titre que cinq résidents de Colombie.

Les intéressés sont sous le coup de multiples griefs qui incluent notamment le “défacement” (modification de l’apparence) de plusieurs sites institutionnels ou impliqués dans la lutte contre le piratage.

Au-delà de cet aspect Script Kiddies destiné comme de coutume à véhiculer un appel à la défense des libertés fondamentales sur le Net, les incriminés auraient dépassé la dimension de l’infrastructure pour s’attaquer aux données.

Ces pratiques qui revêtent, selon le communiqué Interpol, “des risques pour la sécurité d’Etat“, constituent la principale charge retenue à l’encontre des quatre derniers collaborateurs interpellés, aux antipodes, en Espagne.

Deux d’entre eux, qui auraient publié des informations confidentielles relatives au gouvernement Rajoy (Parti Populaire espagnol), restent incarcérés à l’heure actuelle.

Quand bien même les Anonymous n’ont pas souhaité s’exprimer à ce sujet, il convient d’escompter une riposte imminente.

De la publication du code source de Symantec pcAnywhere à ce coming-out en date du 28 janvier dans les rues de France, en passant par le taggage du bâtiment abritant les locaux parisiens de la Hadopi, leurs actions se multiplient depuis le début de l’année.

Plus en amont, la ratification, par 22 pays d’Europe, du traité anticontrefaçon ACTA, avait résulté en une série d’attaques contre les serveurs du Parlement européen.


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