iPod et Bluetooth confirment la convergence numérique

Mobilité

Les annonces de MacWorld Tokyo les plus intéressantes pour le grand public se sont focalisées sur l’iPod et sur Bluetooth. Comme prédit, et ainsi que certaines rumeurs l’ont laissé entendre, l’iPod a été modifié. Et Steve Jobs a profité du Japon pour lancer Apple sur la route de Bluetooth.

L’iPod a changé, cinq mois après son lancement. La surprise ne vient pas du disque dur, qui passe à 10 Go ainsi qu’on s’y attendait. Ni de l’introduction de 20 préréglages de l’égaliseur dans le logiciel qui avait été demandé par les clients de la firme. Ni encore de la nouvelle version d’iTunes, qui doit bien évidemment évoluer pour prendre en compte les nouveautés du baladeur MP3 de la Pomme. Non, la vraie nouveauté concerne la gestion de listes de contacts directement par le lecteur et la possibilité de les synchroniser avec Entourage, Palm Desktop (dont la version finale est encore attendue) ou le carnet d’adresses de Mac OS X. Un programme indépendant le proposait d’ailleurs déjà (voir édition du 7 janvier 2002). Cette nouvelle fonction de l’iPod (voir édition du 22 janvier 2002) ajoute de la valeur au lecteur d’Apple qui propose désormais trois fonctions essentielles en un seul objet : gestion de contacts, walkman et disque dur externe. Un plus indéniable qui se paie un peu cher, malheureusement : 549 euros en version 5 Go et près de 716 euros en version 10 Go.

Apple et la “dent bleue”

Le second point soulevé par Jobs pendant MacWorld concerne Bluetooth. Cette technologie de PAN (Personal Area Network ? réseau personnel local), destinée à relier dans un premier temps des périphériques ne nécessitant pas de transferts sans-fil rapides reste pour le moment en émergence (voir édition du 20 mars 2001). Si elle a fait moudre du grain à nombre d’observateurs, les premières démonstrations n’ont pas permis de valider son efficacité. Contrairement à ce qui était prévu, ou tout du moins espéré, le marché de Bluetooth n’a pas explosé en 2002 (voir édition du 13 juin 2001). Mais les analystes prédisent que 2002 devrait être l’année de l’envol, à l’image de ce qui est arrivé à l’USB. Le parallèle est intéressant, puisque l’USB n’a décollé qu’à partir du moment où Apple l’a intégré dans ses machines grand public. Son intérêt pour Bluetooth va-t-il produire la même onde de choc ? Impossible d’en préjuger, mais si la Pomme l’adopte, c’est que la technologie est mûre. Et les répercussions iront beaucoup plus vite qu’on ne le pense : le marché de cette technologie devrait avoisiner les 3 milliards de dollars en 2005 selon le cabinet de recherche Gartner. Apple pourrait bien avoir trouvé avec l’adaptateur D-Link et un logiciel de gestion des périphériques, la manière de faire venir rapidement ses utilisateurs à Bluetooth. Et au-delà, aussi bien Motorola que Texas Instruments disposent de solutions qu’Apple est en mesure d’intégrer à des coûts très compétitifs (on parle de moins de 6 dollars / 7 euros) par machine. Le composant pourrait donc servir dès le lancement de nouveaux Mac à la stratégie de hub numérique de la firme et pourrait aussi intensifier la convergence numérique qui veut qu’un même périphérique regroupe plusieurs fonctions jusqu’ici dédiées à plusieurs d’entre eux. A l’instar de la nouvelle version de l’iPod…


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