La BLR continue sa réorganisation

Mobilité

LDCom prend le contrôle de FirstMark, opérateur national de boucle locale radio et devient ainsi le premier opérateur alternatif de services d’accès Internet. L’ART a validé le rachat tout en posant certaines conditions.

L’opérateur LDCom vient de procéder à la finalisation du rachat de FirstMark, détenteur d’une licence nationale de boucle locale radio (BLR). Suez cède ainsi les 19 % qu’il détenait dans FirstMark, contre 17 % du capital de LDCom, devenant le deuxième actionnaire du groupe. “Grâce à ce rapprochement, LDCom devient avec FirstMark Communications France le premier pôle alternatif de services haut débit pour les opérateurs, les entreprises, les collectivités locales et les résidentiels, et dispose de l’un des réseaux d’accès les plus vastes reposant sur trois technologies complémentaires : la BLR, le xDSL et la fibre optique”, indique le repreneur. Sept sociétés ont été rachetées successivement par LDCom depuis janvier dernier : Kaptech, Belgacom, Kertel, Ventelo, Fortel, 9 Telecom et aujourd’hui FirstMark (voir édition du 24 juin 2002).

Selon LDCom, l’ensemble des obligations de couverture et d’offre de services figurant au cahier des charges de FirstMark Communications France reste inchangé. LDCom, titulaire de fait de deux licences nationales d’opérateurs BLR, s’est engagé à restituer à l’ART l’une des deux licences au cours du 3ème trimestre 2002. Les projets de déploiement engagés au titre de la licence attribuée à Squadran seront ainsi reportés sur FirstMark Communications. L’ART a demandé à la société LDCom que soit assurée d’ici la fin de l’année 2002 la présence d’une offre de boucle locale radio dans toutes les régions françaises.

L’ART en mal d’autorité ?

Est-ce que l’Autorité de régulation sera aussi intransigeante avec le leader des opérateurs alternatifs qu’elle l’a été avec des sociétés comme Broadnet ou Landtel ? On peut à juste titre s’interroger. Après avoir décidé en avril dernier d’adresser des mises en demeure à certains opérateurs de BLR (Landtel, Broadnet et XTS Network), les menaçant d’un retrait de licence s’ils ne respectaient pas leurs engagements, l’ART est finalement passée à l’acte en retirant partiellement certaines de ces licences. Une décision qui pourrait finalement être portée au crédit de l’ART, trop souvent accusée de laxisme. Sauf que la décision de l’Autorité intervient alors que Landtel est en dépôt de bilan et que Broadnet s’est fait racheter par Altitude Telecom. En définitive, l’ART retire toutes les licences (au nombre de 15) de Broadnet sauf celle de l’Ile-de-France, la seule que voulait justement utiliser Altitude Telecom… L’ART n’enterre toutefois pas totalement Landtel. L’opérateur conserve l’Ile-de-France et l’Aquitaine, mais sans repreneur, il semble bien en peine de poursuivre son activité (voir édition du 18 juin 2002).


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