La course pour l’UMTS reprend à petits pas

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Alors que France Télécom procède sur Paris à des tests de communications et de transfert de données et vidéo sur le réseau d’infrastructure mobile UMTS, d’autres candidats se profilent à l’horizon.

Une chose est certaine, les deux opérateurs en lice pour l’UMTS auront, par rapport aux autres arrivants, une avance technologique, et donc commerciale, non négligeable. Orange France, la filiale de téléphonie mobile du groupe France Télécom, et Alcatel annoncent d’ailleurs avoir effectué les premières communications voix, données et vidéo sur le réseau d’infrastructure mobile UMTS d’Orange France installé à Paris. “Cette qualité d’écoute a pu être appréciée dans toutes les configurations d’appel, que ce soit entre deux terminaux mobiles UMTS, entre un terminal mobile UMTS et un terminal mobile 2G/GSM ou encore entre un terminal mobile UMTS et un téléphone connecté au réseau fixe commuté (PSTN)”, déclare France Télécom. Lors de cette expérience sur réseau UMTS, le débit maximum atteint a été de 384 Kbits/s. En septembre 2001, Orange avait annoncé avoir effectué les premières communications voix, données et vidéo sur sa plate-forme pilote d’infrastructure UMTS.

Reste que cette avance peut tout aussi bien n’être que théorique. D’abord parce que le marché n’est pas forcément mûr et que les premiers arrivants auront à convaincre de l’utilité de l’UMTS ; ensuite parce nouvelle technologie est souvent synonyme de technologie pas encore tout a fait au point. La preuve ? Le test que vient de réaliser France Télécom est loin des 2 Mbits/s annoncés pour l’UMTS.

NTT DoCoMo, Tele 2 et Bouygues Telecom sur les rangs

Malgré ces difficultés et cet hypothétique retard, certains seraient prêts à entrer dans la course. Outre les rumeurs autour de NTT DoCoMo qui aurait approché l’ART, Tele2, filiale du suédois Telia, pourrait lui aussi être intéressé par une des deux licences restantes. Selon Reuters, qui cite Jean-Louis Constanza, directeur général de Tele2, des discussions avec le conseil d’administration seraient sur le point d’être engagées mais “rien n’a encore été décidé au niveau du groupe Tele2”. Et d’ajouter qu’avec la décision du gouvernement de baisser le prix des licences, il était “possible de créer un business plan réaliste et à long terme, ce qui n’était pas le cas avant”. Bouygues Telecom reste plus que jamais en lice. L’opérateur vient d’ailleurs de recruter l’ex-PDG de Noos pour prendre la direction de la filiale de Bouygues. Gilles Pelisson avait quitté le câblo-opérateur français, notamment en raison du désengagement de Suez dans l’UMTS. Une décision qui semble confirmer l’intérêt de Bouygues Telecom pour une éventuelle candidature.

Pour autant, tous ne semblent pas intéressés par une licence française, à l’image de Deutsche Telekom qui a officiellement déclaré qu’il n’était pas candidat. Malgré la baisse importante du prix, l’opérateur allemand souhaite avant tout économiser 15 milliards d’euros d’ici fin 2002.


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