La fracture numérique se réduit selon Médiamétrie

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La fracture numérique française se réduit, du moins entre Paris et la province. La capitale et sa banlieue restent cependant au dessus de la moyenne nationale en termes d’accès au Net.

L’action du gouvernement pour réduire la fracture numérique porterait-elle déjà ses fruits, avant même que soient appliquées les principales mesures ? En tout cas, l’inégalité des Français devant l’Internet, notamment entre Paris et la province, semble bel et bien se réduire si l’on en croit le baromètre Mediamétrie d’octobre 2003. Ainsi, entre octobre 2002 et octobre 2003, le nombre d’internautes a progressé de 5 % en région parisienne contre 25 % en moyenne dans le reste de l’Hexagone. Avec 76 %, l’Est de la France enregistre la plus forte progression d’internautes, suivi du bassin parisien Est (61 %), du Sud-Est (44 %), du bassin parisien Ouest et Nord (33 % chacun). Même les zones les moins dynamiques en la matière comme la Méditerranée (20 %), l’Ouest (17 %) et le Sud-Ouest (15 %) dépassent la progression parisienne.

Si les écarts se réduisent, l’Ile-de-France reste néanmoins la première consommatrice du Net. Et de loin : 55 % de ses habitants se sont connectés au Réseau mondial en octobre dernier contre une moyenne de 40 % des Français résidant en province. La première zone susceptible de rattraper le bassin parisien est le Sud-Est avec 46 % d’internautes. La moyenne nationale se situe elle à 42 % avec au total 21,67 millions d’internautes. Le mois d’octobre 2003 se présente d’ailleurs comme le meilleur mois de l’année en termes de consommation Internet. Une progression de 26 % en douze mois et 10 % par rapport à septembre 2003.

Une nouvelle fracture numérique ?

Précisons toutefois que Médiamétrie considère comme internaute toutes les personnes de 11 ans et plus s’étant connectées à Internet au cours des 30 derniers jours “quel que soit leur lieu de connexion”. Ce qui ne reflète pas forcément le taux d’équipement. Une précédente étude de l’institut nous apprenait que 43 % des foyers disposaient désormais d’un ordinateur à domicile et 27 % d’une connexion Internet au troisième trimestre 2003, contre 24 % un an plus tôt (voir édition du 3 novembre 2003). Une progression en partie due au développement du haut débit (câble et ADSL) qui a séduit plus d’un million de personnes en douze mois. Au risque de créer une autre fracture numérique entre bas et haut débit, alimentée par l’absence de l’ADSL ou du câble dans de nombreuses zones isolées. Dommage qu’aucune des deux études de Médiamétie ne reflète la répartition des accès haut débit sur le territoire. Un prochain sondage sera peut-être l’occasion d’en apprendre un peu plus et de mesurer l’efficacité des mesures gouvernementales qui visent à inciter les Français à se familiariser avec les nouvelles technologies.


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