La SPPF n’apprécie guère le service de partage de fichiers de Free

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Le porte-parole des producteurs indépendants de musique fustige l’offre de Free. Qui n’est pas le seul à proposer des solutions similaires.

Ce nouvel outil […] va indéniablement donner un nouvel essor à la contrefaçon numérique dans un contexte où le marché du physique continue de chuter inexorablement.” La SPPF (Société civile des producteurs de phonogrammes en France) n’a pas apprécié la mise à jour du service de partage de fichier dl.free.fr. Ce service permet de mettre à disposition de ses contacts des fichiers de toutes natures par l’intermédiaire des serveurs de Free.

Si le service de Free existe depuis deux ans, le fournisseur d’accès l’a récemment fait évolué. Notamment en instaurant la notion de communauté et, surtout, en le rendant disponible auprès de tous les internautes, qu’ils soient clients ou non de Free.

C’est cette liberté d’utilisation qui fait hurler la SPPF. “Cette annonce est une pure provocation alors même que des discussions se tiennent actuellement dans le cadre de la mission confiée par le gouvernement à Denis Olivennes pour proposer, à bref délai, des mesures efficaces destinées à lutter contre la contrefaçon numérique et assurer le développement des offres légales“, souligne la société de droits dans son communiqué. A sa décharge, si Free développe effectivement ce service d’échange de fichiers en ligne, il n’a fait aucune annonce officielle autour. Surtout, il n’est pas le seul.

Une intervention rapide pour amener les FAI à se responsabiliser

Son concurrent Neuf Cegetel propose, lui aussi, un service similaire (et même plus abouti) à travers Neuf Giga. Certes, le service est payant (3,90 euros par mois) où intégré à l’offre 100 % Neuf Box de l’opérateur. Mais le partage de fichiers est également possible avec tous les internautes quel que soit leur fournisseur d’accès. Enfin, nombre de solutions plus ou moins similaires comme YouSendIt, Foreversafe ou BoxNet pullulent sur le Net.

Autant de services qui échappent, pour le moment, aux éventuelles mesures de surveillances des échanges illégaux en ligne et qui, aux yeux de la SPPF, représentent une menace à la survie des sociétés dont elle protège les droits. La SPPF, porte-parole des producteurs indépendants, attend des pouvoirs publics “une intervention rapide pour amener les FAI à se responsabiliser“.


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