La vente de sex.com estimée à 14 millions de dollars

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Le propriétaire légitime de ce très convoité nom de domaine l’a cédé à la société américaine Escom.

Ce devrait être l’ultime épisode de la saga Internet, qui a parfois tourné au soap opera, autour de sex.com : le nom de domaine vient d’être vendu pour une somme estimée à environ 14 millions de dollars.

L’entrepreneur Gary Kremen, reconnu par un tribunal comme propriétaire légitime de ce domaine, a annoncé le 23 janvier qu’il l’avait cédé à la société américaine Escom pour un montant non dévoilé. L’homme, qui est également le directeur général de Grant Media et le fondateur de Match.com, a simplement indiqué que cette vente représentait “probablement une des plus importantes transactions de l’histoire des noms de domaine”.

Selon Gary Kremen, le nouveau propriétaire de sex.com compte développer sa présence sur le marché du divertissement pour adultes en étendant ses activités aux domaines du dating, des conseils sexuels et relationnels, de l’érotisme, du multimédia, des produits pour adultes, de la vidéo à la demande, des chats vidéo en direct et des communautés concernées par ces centres d’intérêts.

Un feuilleton à rebondissements

Paradoxalement, cette vente implique que le long feuilleton judiciaire autour du vol puis de la restitution de sex.com continuera désormais alors que le plaignant n’est plus propriétaire du nom de domaine. Ce n’est que récemment que l’homme reconnu coupable d’avoir illégalement obtenu sex.com a été arrêté après huit ans de cavale. Stephen Cohen avait été placé en détention provisoire par les autorités mexicaines en octobre dernier et rapidement remis à la justice américaine.

La bataille juridique entre les deux hommes dure depuis plusieurs années. Une cour fédérale avait reconnu Stephen Cohen coupable d’avoir obtenu le nom de domaine sex.com de manière frauduleuse en 2000 et l’avait condamné à verser à Gary Kremen des dommages et intérêts s’élevant à 65 millions de dollars. L’accusé avait fait appel mais sa demande avait été rejetée au motif qu’il s’était soustrait à la justice, une cavale à laquelle il n’avait pas renoncé depuis.

(Traduction d’un article de VNUnet.com en date du 24 janvier 2006)


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