L’accord EMI-Apple salué par les anti-DRM

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En signant un accord autorisant la distribution libre des titres EMI sur la
boutique iTunes, Apple et EMI ont été félicités par les militants anti-DRM.

Les groupes opposés à l’utilisation de la technologie des droits numériques (DRM) ont pu se réjouir lundi matin à l’annonce de l’accord conclu entre la maison de disque EMI et Apple autour de la distribution des titres de la boutique en ligne iTunes Store sans logiciel de protection contre la copie.

“Cette étape marque définitivement un pas dans la bonne direction,” a confié Derek Slater, coordinateur de l’activisme pour l’Electronic Frontier Foundation, aux journalistes de Vnunet.com. “Il était grand temps que les maisons de disque prennent une telle initiative.”

Aux termes de cet accord, Apple sera autorisé à vendre les titres EMI sans le logiciel de protection “Fair Play” d’Apple au prix unitaire de 1,29 euros. Les chansons non protégées sont facturées dans la zone Euro 30 % plus cher que le contenu iTunes sous DRM. Pour compenser ce surcoût, l’encodage des contenus passera de 128 Kbit/s pour un fichier protégé à 256 Kbit/s pour les morceaux libres.

Les utilisateurs pourront transférer librement leur musique vers des appareils et des lecteurs tiers, et ne seront ainsi plus limités à la seule utilisation d’iTunes ou d’un lecteur iPod équipé du logiciel DRM Fair Play.

Gregory Heller, auteur du blog Defective By Design, a qualifié cet accord de “révolutionnaire.” Quand les premiers échos de l’accord avec EMI se sont fait entendre, il projetait d’adresser au PDG d’Apple Steve Jobs un chapeau de bouffon accompagné d’une pétition de 6 000 signatures pour protester contre le logiciel Fair Play.

“C’est une bonne chose que nous n’ayons pas envoyé le chapeau à Steve Jobs,” écrit Gregory Heller. “Je suppose que nous enverrons une lettre de remerciement avec la lettre ouverte et nos quelques 6 000 signatures.”

Derek Slater de l’EFF (Electronic Frontier Foundation) signale tout de même que la bataille entre les groupes de consommateurs et les distributeurs de musique est loin d’être terminée. L’activiste pense que l’offre attirera les early adapters, ces clients qui s’adaptent aux nouveaux produits, mais que son prix élevé rendra le contenu inaccessible au consommateur ordinaire. “Je pense que le prix est globalement trop élevé pour la plupart des consommateurs.”

Traduction d’un article de Vnunet.com en date du 2 avril 2007.


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