Le Centre européen de lutte contre la cybercriminalité sera opérationnel début 2013

Régulations

Le Conseil de l’UE a adopté le principe de création de ce centre paneuropéen visant à lutter contre la cybercriminalité au périmètre (trop ?) large.

Après la Commission européenne, c’est au tour du Conseil de l’Union européenne*d’approuver la création d’un Centre européen de lutte contre la cybercriminalité rattaché à Europol (l’Office européen de police, localisé à La Haye aux Pays-Bas).

Il devrait fonctionner à partir de janvier 2013.

Il devra mener des actions coordonnées avec les autres dispositifs de cybercriminalité mis en place par l’Union européenne comme l’Agence européenne chargée de la sécurité des réseaux et de l’information (ENISA) et  les réseaux chargés des traitements des urgences informatiques (alertes CERT).

Sans oublier Eurojust, le CEPOL, Interpol et les entreprises du secteur privé (y compris les éditeurs de solutions de sécurité IT).

Les instances nationales (comme l’ANSSI ou la DGCCRF en France) devront également être mises dans la boucle.

Priorité à la coopération avec un grand C donc

Car le périmètre d’intervention de ce nouveau centre est large : cybercriminalité organisée visant les banques, les sites marchands ou les réseaux sociaux et assauts contre les infrastructures et systèmes d’information critiques de l’Union européenne.

Le Centre européen de lutte contre la cybercriminalité sera également un centre de documentation multi-sources sur le thème de la cybercriminalité et, grâce à son expertise, elle devrait engager des initiatives de sensibilisation auprès des instances européennes et des entreprises.

*Conseil de l’UE : instance où se réunissent les ministres des gouvernements de chaque pays membre de l’UE pour adopter des actes législatifs et coordonner les politiques. Les conclusions du Conseil de l’UE sur l’établissement d’un Centre européen de lutte contre la cybercriminalité ont été adoptées lors du 3172éme Conseil JUSTICE et AFFAIRES INTERIEURES (Luxembourg, les 7 et 8 juin 2012).


Lire la biographie de l´auteur  Masquer la biographie de l´auteur