Le GeForce FX 5900 dédié à la prochaine génération de jeux vidéo

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Avec le GeForce FX 5900, nVidia entend reprendre l’avantage sur le Radeon 9800 d’ATI. Au menu des nouveautés, une plus grande précision de calcul, une meilleure gestion des ombres et la compatibilité DirectX 9 pour les jeux de nouvelle génération.

Exit le GeForce FX 5800, place au FX 5900. nVidia a présenté officiellement le 13 mai 2003 son nouveau processeur graphique (anciennement appelé NV35) basé sur la nouvelle architecture CineFX 2.0. Celle-ci apporte un meilleur niveau de précision graphique en supportant le calcul en virgule flottante (floating point) sur 128 bits. Surtout, CineFX 2.0 introduit les fonctions UltraShadow et IntelliSample HCT. La première permet l’optimisation du calcul des ombres – elle définit notamment ce qu’il faut, ou non, calculer. La seconde compresse les données en mémoire afin d’optimiser la bande passante. Au final, l’anticrénelage (anti-aliasing) et le rendu anisotropique s’en trouvent, selon nVidia, considérablement améliorés. Ils tireront pleinement parti du nouveau driver Detonator dont la sortie devrait être également annoncée.

Gravée en 130 nanomètres (0,13 micron) et dotée de 130 millions de transistors, la puce dispose, selon les modèles, de 128 ou 256 Mo de DDR. En effet, nVidia préfère pour le moment abandonner l’onéreuse DDR-II qui équipait le FX 5800, notamment à cause d’une certaine propension à la surchauffe. Combiné à un bus mémoire de 256 bits et une fréquence de 450 MHz, le processeur graphique bénéficie d’une bande passante mémoire de 27,2 Go/s, contre 16 Go/s pour le 5800. Evidemment, le FX 5900 supporte les Pixel et Vertex Shaders en version 2.0+ (extension du nombre d’instructions à 1 024) et est entièrement compatible avec DirectX 9.0 et OpenGL 1.4. Autant de qualités qui font dire à Serge Lemonde, responsable marketing de nVidia pour l’Europe du Sud, que “le GeForce FX 5900 est conçu pour la prochaine génération de jeux vidéo comme Doom III” d’ID Software. En effet, les éditeurs de jeux s’apprêtent à lancer les titres qui tirent parti de la dernière version de l’API graphique de Microsoft. La FX 5900 est d’ailleurs compatible avec le HLSL (High Level Shader Language) qui est, chez Microsoft, l’équivalent du langage de programmation graphique Cg de nVidia (voir édition du 14 juin 2002).

nVidia a tiré les leçons des erreurs du FX 5800, notamment la maîtrise du procédé de gravure en 130 nm par le fondeur TSMC. Celui-ci est désormais capable de produire en volume si bien que les premières cartes à base de FX 5900 sont attendues pour juin. La version Ultra à 256 Mo de mémoire sera proposée autour de 600 euros TTC tandis que le modèle à 128 Mo ne devrait pas dépasser les 480 euros. Attendu pour juillet 2003, un modèle d’entrée de gamme avoisinera, en juillet 2003, les 360 euros tout de même. Avec les FX 5200 et 5600 plus abordables (voir édition du 7 mars 2003), nVidia propose une gamme complète de cartes graphiques compatibles DirectX 9.

Des jeux certifiés compatibles

Avec le GeForce FX 5900, nVidia entend bien récupérer sa place de leader face au concurrent ATI et son Radeon 9800 (voir édition du 6 mars 2003), d’un point de vue technologique aussi bien que marketing. nVidia est en train de passer des accords avec les éditeurs de jeux (Electronics Arts est le premier à signer) de façon à certifier la compatibilité de leurs produits avec les cartes GeForce FX. Une politique qui se traduira par la présence d’un logo nVidia sur les boîtes des jeux. Cela ne signifiera pas que le jeu ne tournera pas sous une Radeon d’ATI mais simplement que le consommateur équipé d’une GeForce aura la garantie que le jeu qu’il achète fonctionne parfaitement avec sa carte. Après la mise à disposition du langage Cg pour séduire les développeurs, nVidia cherche aujourd’hui à s’attirer les éditeurs. La guerre des cartes graphiques est sans merci…


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