Le version finale d’Opera 9 est déjà livrée

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Intégration d’un client BitTorrent et moteur de widget constituent les innovations les plus voyantes du nouveau navigateur.

Opera Software annonce aujourd’hui la disponibilité de la version finale d’Opera 9, après (seulement) deux mois de bêta test (voir édition du 20 avril 2006). Proposé pour Windows, Mac, Solaris ou Linux et FreeBSD, le nouveau navigateur est proposé dans une petite trentaine de langues, dont le français. Une localisation qui impose l’importation du fichier de la langue choisie dans les préférences du navigateur par défaut proposé en anglais.

Cette nouvelle mouture du navigateur désormais gratuit et sans publicité (voir édition du 23 septembre 2005) se distingue avant tout par l’intégration du moteur de recherche de BitTorrent.com et son client de téléchargement. Cela permettra de déclencher le téléchargement d’un fichier d’un simple clic sur un lien torrent sans avoir à installer un logiciel supplémentaire. Plus largement, le nouveau navigateur permet d’ajouter le moteur de recherche de son choix dans le champs de recherche dédié, à la manière de Firefox. Les modules de recherche de Google, eBay ou encore Amazon y sont déjà présents.

Opera 9 introduit également une flopée de widgets, ces petits gadgets Web qui s’installent sur le bureau de l’utilisateur pour fournir l’heure, consulter la météo ou le trafic routier, suivre les informations et les résultats sportifs en temps réel, animer son écran d’un diaporama de photos, etc. Ces modules s’appuient sur le moteur de rendu d’Opera. Si ces modules se “détachent” du navigateur, ils en restent dépendants. Pour en bénéficier sans utiliser Opera 9, il faudra donc charger le navigateur en tâche de fond.

En matière de sécurité, Opera 9 dispose d’une barre antiphishing désormais indispensable à tout bon navigateur pour qui veut surfer couvert. Un service qui s’ajoute aux traditionnelles fonctions de blocage des pop-up. Opera 9 s’enrichit également par la capacité de personnaliser l’interface à coup de skins, la possibilité de sauvegarder une session de navigation (ensemble des onglets ouverts compris), de récupérer onglets et pop-up indûment fermés, la prévisualisation des pages sous forme de vignette au survol d’un onglet à la souris ou encore le paramétrage des restrictions d’affichage ou d’enregistrement de cookies pour chaque site.

Une fois encore, Opera Software se distingue de la concurrence par ses innovations. Tout en restant fidèle au respect des standards du Web et en se concentrant sur la rapidité de traitement des informations (notamment pour l’affichage des pages). Autant de principes qui ont fait le succès (au moins d’estime) d’Opera au fil des ans. Si, contrairement à la Fondation Mozilla, l’éditeur norvégien n’a pas la prétention de vouloir concurrencer Internet Explorer en termes de part de marché, son produit phare lui sert de vitrine technologique qu’il décline en versions mobiles (pour les téléphones et PDA essentiellement) et intégrées (décodeurs numériques, console de jeux, etc.). Des versions licenciées qui composent le principal modèle économique de l’éditeur.


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