‘Les Echos’ se mettent au papier électronique

Mobilité

Deux modèles de lecteurs “e-paper” seront prochainement disponibles pour
accéder aux éditions du quotidien économique et plus.

Le papier électronique a le vent en poupe. Notamment du côté des Echos. Le quotidien économique lancera, avant la fin avril 2007, une version pour papier électronique de ses éditions. Celles-ci seront disponibles via Internet dès 4 heures du matin. Les actualités économiques seront enrichies tout au long de la journées d’informations plus généralistes (sport, culture, politique, insolite…) fournies par l’AFP. Des livre au format e-paper proposé par les éditions Nathan et M21 viendront compléter le service.

Rappelons que le papier électronique permet de reproduire, sur une support de semi-conducteur plus ou moins souple, du texte et des images en noir et blanc. L’absence de rétro éclairage évite de fatiguer les yeux et la faible consommation électrique permet une utilisation prolongée du média. Face à la rareté des modèles d’appareils à base d’encre électronique, le quotidien économique proposera deux types de lecteurs. Contrairement à la technologie récemment évoquée par Epson, la solution des Echos s’intègre dans des supports rigides.

Proposé à travers l’abonnement “légereté”, le premier modèle est un lecteur de 176 grammes pour 19 centimètres de haut, 12 de large et 8 millimètres d’épaisseur. “Le plus fin du marché”, selon Les Echos. Produit par Ganaxa, le Stareread offre une résolution de 170 points par pouces (à comparer aux 72 ou 96 ppp des écrans informatiques) avec 4 niveaux de gris. Elle intègre une mémoire interne de 64 Mo extensible à 1 Go via une carte Flash de type MMC et SD. Une interface USB assurera la synchronisation des éditions entre le lecteur et l’ordinateur. L’ensemble sera proposé à moins de 600 euros hors taxes (à 19,6 %) et hors livraison mais abonnement au journal d’un an inclus.

Une première sur le marché français de la presse

Plus haut de gamme, le second modèle vise un usage plus confortable ou professionnel. Produit par i-Rex, le lecteur Iliad (rien à voir avec la maison mère de Free) est haut de 21 cm pour 15,5 cm de large et 1,6 cm d’épaisseur. Son écran tactile de 8,1 pouces supporte 16 niveaux de gris. Il est doté de 128 Mo de mémoire interne également extensible à 1 Go par adition de carte MMC, SD et CompactFlash. Outre son interface USB, l’Iliad dispose d’une connexion Wi-Fi. En mode Notebook, Ce gros PDA peut également lire les fichiers personnels au format texte. Il est proposé à 700 euros (HT et sans livraison) abonnement d’un an inclus.

Les chanceux qui disposeraient déjà d’un lecteur de papier électronique pourront souscrire à l’abonnement seul pour 365 euros (TTC) annuel (soit le tarif de l’abonnement “papier”). Les Echos soulignent cependant que “au départ seuls le Sony Reader et le i-Rex seront compatibles avec l’offre “. Celle-ci n’en reste pas moins une première sur le marché français de la presse.

Après des débuts chaotiques, le papier électronique revient dans la course. Et Les Echos estiment aujourd’hui la technologie assez mûre pour lancer une offre. Il est vrai que les actualités d’un quotidien se prêtent probablement mieux à la lecture sur support électronique qu’un ouvrage de littérature. Mais le papier électronique doit encore s’intégrer dans les usages. C’est donc un pari que fait le quotidien économique qui pourrait ainsi lancer un nouveau mode de consommation de la presse française et économiser, à terme, sur les frais de production (papier) et de distribution.


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