Les logiciels libres ont leur mot à dire dans la terminologie de l’informatique

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En tant que membre de l’APRIL, Loïc Dachary intègre ce comité chargé de définir un vocabulaire français clair sur l’univers des TIC.

Par arrêté du 14 mars 2006, François Loos a renouvelé la commission spécialisée de terminologie et de néologie de l’informatique et des composants électroniques. Cette commission, dont la création remonte à août 1997, a vocation à créer une terminologie en français, “claire et accessible”, facilitant l’appropriation des technologies de l’information et de la communication. Autant dire qu’il s’agit d’une lourde tâche au regard de l’abondance de nouveaux termes IT anglophones qui n’ont pas forcément d’équivalents en langue française.

Cette commission spécialisée de terminologie regroupe une quinzaine de membres en provenance de divers horizons (Académie française, Académie des sciences, AFNOR, INRIA, Forum des droits sur l’Internet?) et un groupe de 18 personnalités qualifiées. Elle se réunit à un rythme de quatre séances par an.

Le monde du Libre obtient une place

Dans la catégorie des experts qualifiés figurent de nouvelles recrues venus également d’horizons diverses comme Loïc Dachary, en qualité de représentant de l’Association pour la Promotion et la Recherche en Informatique Libre (APRIL). C’est un développeur actif dans le monde du logiciel libre est également bénévole au sein de la branche française de la Free Software Foundation (FSF).

L’intégration de l’APRIL au sein de cette commission représente une certaine reconnaissance du travail d’expertise et de sensibilisation sur les logiciels libres et les solutions basées sur des standards ouverts. “Nous surveillons depuis plusieurs années les réflexions menées par cette commission portant sur la définition des logiciels libres”, indique Benoît Sibaud, président de l’APRIL.

L’association travaille de plus en plus en collaboration avec les pouvoirs publics sur les questions liées à l’usage de l’Internet (via le Forum des droits sur l’Internet), au spam (via le comité interministériel dédié) ou aux droits d’auteur.

Horizons divers

Au sein de cette commission, Loïc Dachary pourra jouer les contradicteurs face à des représentants en provenance d’IBM (Hélène Guillerme, chef de projet terminologie au centre de francisation d’IBM) ou de Microsoft (Sylvie Narp, terminologue).

Outre des ingénieurs informaticiens et des professeurs d’universités, on y trouve également des journalistes comme le rédacteur en chef de Micro Hebdo (Bernard Montelh) ou la rédactrice en chef déléguée d’Electronique International Hebdo (Françoise Grosvalet).

En France, il existe 18 commissions spécialisées de terminologies. Dans les domaines proches de l’informatique, il existe également une commission dédiée aux télécommunications. Là aussi, le chantier de terminologie pour une meilleure appréhension du jargon télécoms est vaste?


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