Les mythes de la Silicon Valley

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Le quotidien San Francisco Chronicle s’est attaqué aux travers de la Silicon Valley. Dans une enquête en cinq volets, il brosse un tableau noir et réaliste de l’industrie californienne.

Valence Technology. Une start-up fondée au début des années 90 et promise à un bel avenir. Lev Dawson avait réussi à y attirer 167 millions de dollars de capitaux en quatre ans pour mettre au point et commercialiser une technologie de batteries longue durée. Motorola et Hewlett-Packard avaient passé commande. En dépit des efforts de Valence, les batteries posaient des problèmes, brûlaient, voire explosaient. Pendant plusieurs années, le secret est resté bien gardé, trompant clients et actionnaires. Lev Dawson a vendu ses actions, pour plus de 40 millions de dollars, et s’est installé en Louisiane, où il fait pousser des patates douces. Après la mise au jour des problèmes, les actionnaires ont vu le prix de leurs titres passer de 25 dollars à 3,25 dollars.

Des exemples d’actionnaires ruinés pour avoir tout misé sur les start-up, il y en a des dizaines, raconte le San Francisco Chronicle, citant le cas d’un pharmacien qui avait emprunté plus de 300 000 dollars pour les placer dans Valence Technology. Le quotidien de San Francisco décrit, dans une enquête en 5 volets publiée du 15 au 19 novembre, les affres des actionnaires, la corruption, les trahisons, les secrets volés et autres travers de la vallée la plus célébrée du monde. Un noir tableau qui balaie bien des idées reçues et devrait faire réfléchir les candidats à la chasse au trésor des start-up.

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