La Ligue de Défense d’Internet rassemble le Web pour lutter contre la censure

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Une initiative d’activistes contre la censure du Web veut unir les forces vives d’Internet sous une bannière à l’effigie d’un chat.

L’ONG Fight for the Future a lancé une nouvelle initiative nommée “The Internet Defense League” pour lutter contre les différentes lois qui, assure-t-elle, mettent en danger la liberté sur Internet.

Le principe de cette Ligue de Défense du Net est de rassembler des milliers de sites Internet, comptes Twitter ou YouTube et autres médias du Web pour relayer instantanément un appel aux armes “pour défendre Internet contre de mauvaises lois et des monopoles.”

Au niveau idéologique, elle est une directe héritière de la lutte contre SOPA, PIPA, CISPA et autres ACTA.

L’action de protestation la plus spectaculaire avait vu plus de 100 000 sites, dont Wikipedia, Google ou WordPress, fermer leurs portes ou afficher un message de protestation. Fight for the Future y avait activement participé.

Cette fois-ci, l’objectif est de pouvoir rassembler instantanément cette masse critique d’internautes qui a réussi à faire plier la Chambre des représentants aux Etats-Unis.

Les volontaires peuvent donc s’inscrire sur le site de “l’Internet Defense League” et y laisser leurs informations de contact.

Lorsque l’alerte sera activée (en concertation avec des associations telles que l’EFF (Electronic Frontier Foundation) et Public Knowledge), ils recevront par courriel un morceau de code qu’ils pourront insérer sur leurs sites. Ils y afficheront du coup un message demandant au public de signer des pétitions, contacter leurs représentants, et autres.

L’idée derrière le logo de l’initiative, une sorte de “bat signal” avec une tête de chat mignon, proviendrait selon TechWeek Europe UK de la “Théorie du Chat Mignon et de l’activisme numérique” énoncée par Ethan Zuckerman (du MIT) en 2008.

Selon lui, les outils permettant de façon efficace d’échanger des images de chats mignons (et du porno) sur Internet deviennent immédiatement populaires. Les activistes peuvent aussi les utiliser sans crainte de censure.

Car la fermeture de ces outils (par rapport à des plates-formes spécialisées pour les activistes) provoquerait une protestation immédiate et vigoureuse de la part du grand public.


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